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    Home » Jacquie Atandji, une créatrice qui valorise l’artisanat africain et la mode
    November 18, 2025

    Jacquie Atandji, une créatrice qui valorise l’artisanat africain et la mode

    news30By news30November 18, 2025 Mode 8 Mins Read
    Jacquie Atandji, une créatrice qui valorise l’artisanat africain et la mode
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    Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre d’une femme passionnée, Jacquie Atandji, créatrice togolaise. Son travail incarne la richesse de l’artisanat africain. Bijoux, accessoires et vêtements à travers ses créations, elle veut contribuer à moderniser la mode africaine tout en valorisant son histoire. Son parcours voit la beauté dans la tradition, tout en la restitution moderne et accessible à tous.

    Nous l’avons rencontré lors du Yas FIMO228 à Lomé, un évènement de mode organisé par Jacques Logoh.

    C’est une bouffée d’oxygène, une thérapie. La création, je crois que cela prend tout mon temps, enfin 90% de mon temps. Mais comme c’est une passion, je n’ai pas l’impression de travailler. Cela fait partie de moi, je ne me pose pas de questions !

    Jacquie Atandji, fondatrice de Jacquie Créations.

    Je me lève, je me mets au travail. Ce que j’ai rêvé la nuit, j’essaye de le créer ou ce à quoi j’ai pensé dans la semaine ou la veille parce que j’ai vu une forme ou une couleur, ou j’ai vu passer quelqu’un qui a un joli tissu. Enfin, j’essaie de mettre mes inspirations en forme.

    Jacquie Atandji est une créatrice togolaise reconnue pour ses bijoux et accessoires en matériaux locaux. Autodidacte, elle a lancé sa marque dans les années 2000. D’abord en façonnant des bijoux, puis des sacs, des vêtements et enfin des objets de décoration intérieure. Elle combine son amour de l’artisanat africain et sa vision contemporaine de la mode. Son parcours est marqué par une détermination sans faille qui incarne la force créatrice de l’Afrique. Ses collections sont dédiées à ses matières préférées.

    « Je voulais montrer la diversité des tissus qui se trouvent en Afrique en passant par le tissé principal, le batik en passant par des tissus plus soyeux, plus luxueux, rajouter une touche de maroquinerie et de bijoux. Il faut que je montre ce que je fais avec la matière qu’on trouve en Afrique, parce qu’on a vraiment de belles matières premières pour la création. J’aime toutes les matières que j’utilise. Je n’aime pas les matières synthétiques. Ma va préférence aux tissés principaux de différents pays où je vais. Donc, je travaille pas mal les tissés. Mais j’aime aussi le cuir pour le côté luxueux que cela donne aux créations de sacs et de pochettes que je propose. J’aime aussi le bronze parce que je trouve qu’on peut le travailler, le moduler comme on veut. Ce sont mes trois matières de prédilection », souligner-t-elle.

    Collection Jacquie Créations.
    Collection Jacquie Créations. © Georges Alexandre

    Jacquie Atandji a commencé son aventure dans un contexte où la mode africaine était encore perçue comme traditionnelle ou peu adaptée à la vie moderne. Elle a su faire évoluer cette perception en créant des bijoux, sacs et vêtements ainsi que des objets de décoration intérieure qui mêlent savoir-faire ancestral et design contemporain.

    « Cela s’est fait naturellement parce qu’au début, quand je faisais les bijoux, j’avais toujours des pantalons en wax et j’avais toujours des bouts de tissus qui traînaient. Je ne savais pas quoi en faire, mais je ne voulais pas jeter. À l’époque, j’étais très économe et donc je gardais tous les morceaux. Quand j’ai ouvert ma boutique, j’ai commencé à faire les premiers accessoires en wax parce que j’avais des restants de mes vêtements. Évidemment, au Togo, le wax se porte coupé à la madame et tout le monde me disait : “Qui va acheter ?” Mes amies me disaient : “Jacquie, on veut bien te soutenir, on va acheter des bijoux, mais on ne va pas acheter des sacs et des pochettes en wax.” Curieusement, les Occidentales achètent ultérieurement mes sacs en wax, pas les Togolais au départ. Maintenant, cela a changé. Tout le monde porte le wax ! Tout le monde la porte de toutes les façons possibles. Et je pense que c’est aussi parce que nous avons modernisé la façon de couper, de coudre et de le porter. Avant, cela se portait en jupe pagne, plus le haut, plus le troisième pagne que tu mets par-dessus. Maintenant, en wax, il ya des combinaisons, jupes, pantalons, des vêtements modernes, contemporains », explique-t-elle.

    Collection de Jacquie Créations.
    Collection de Jacquie Créations. © Georges Alexandre

    Son processus créatif est spontané. Jacquie Atandji s’inspire de ses balades sur les marchés, des couleurs, des formes, et de ses voyages, d’une silhouette qui passe. « Je peux très bien tomber sur de la matière première qui me plaît par la forme, la couleur, et puis j’achète. Je me dis : “Ah, tiens, ça, je peux en faire quelque chose.” Parfois, c’est juste une odeur ou une balade dans un marché qui m’inspire. J’imagine quelque chose que je dessine à l’avance et je sais ce que je veux faire. Mais souvent, je change d’avis en cours de création parce que je peux commencer, donner une autre forme, surtout pour les bijoux. Finalement, je me retrouve avec cinq modèles différents qui deviennent tous des pièces uniques, alors que je voulais faire un collier et la même chose pour les vêtements. Je pars sur une idée et puis, parfois, je pars, je finalise presque et puis à l’atelier, je le change. Imaginez quelque chose, vous rêvez de quelque chose et arrivez à vraiment le créer de mes mains. Entre le dessin, ce que j’ai imaginé, quand cela prend forme, c’est l’aspect qui me plaît le plus. Je pourrais créer tous les jours, tous les jours et ne pas vendre ce que je crée, mais je ne pourrais pas vivre sans créer. C’est le côté créatif qui me tresse le plus. »

    Collection Jacquie Créations.
    Collection Jacquie Créations. © Georges Alexandre

    Jacquie Atandji participe à sa démarche des artisans locaux, valorisant des matières comme le wax, le cuir, le bronze, et le bois, pour donner vie à ses collections. « Oui, je travaille avec des artisans. Pour les bijoux, j’y intègre beaucoup de matières, par exemple de la corde, de l’os, du bois et bien d’autres matières. Pour cela, j’ai deux ébénistes qui travaillent pour la marque quasiment à temps plein et qui font toutes les formes de pièces que je pourrais imaginer et que j’intègre dans mes bijoux. Pareil pour le bronze, il y a des formes que je fais faire, donc il y a une dizaine d’artisans qui travaillent pour la marque et ils sont choisis comme d’habitude, cela passe par le coup de cœur. Après, on voit si professionnellement la personne à la technique. Nous avançons ensemble et la plupart sont avec la marque depuis le début. C’est toujours les mêmes. On va dire qu’on s’accompagne mutuellement depuis le départ. »

    Collection Jacquie Créations
    Collection Jacquie Créations © Roi Photo

    Du travail, de la discipline et de la transmission des savoir-faire. Malgré les défis financiers, le succès a souri à Jacquie Atandji. « Les gens pensent que c’est très facile de se lever et de créer ! En fait, non. Si on veut le succès, il faut travailler dur. Le succès, ce n’est pas le loto ! J’aimerais bien que les gens comprennent qu’il faut se lever tous les jours, même si on n’est pas en forme, même si ça va mal et se mettre au travail. Il n’y a que comme cela qu’on évolue, qu’on est autonome, qu’on peut faire progresser l’Afrique. Mon métier exige beaucoup de discipline et de sacrifices. Financièrement, au départ, c’était très difficile, démarrer quelque chose avec des fonds, pour cela, il faut faire des économies. Moi, j’ai commencé avec moins de 300€, mais c’était beaucoup d’argent à l’époque. Pourtant, entre la construction du local pour présenter mes bijoux et les produits, les pièces à créer, c’était très difficile. Il y a toujours beaucoup de contraintes, mais quand on aime, rien n’est difficile. »

    Collection Jacquie Créations
    Collection Jacquie Créations © Roi Photo

    Consciente que préserver ces manuels de métiers est essentiel pour l’avenir de l’artisanat africain, Jacquie Atandji transmet ses techniques à son équipe. « Faire des bijoux, c’est très manuel et très physique. Au début, j’avais quelques filles qui travailleraient ultérieurement avec moi pour apprendre un peu, mais elles sont toutes parties parce que c’est trop difficile pour le dos, les reins, c’est physique. Je comprends, mais dans la vie, rien n’est simple, rien n’est facile. Maintenant, je transmets mon savoir, ce que je sais puisqu’on fait un mélange entre beaucoup de choses. Je transmets à des ouvrières qui ont déjà une base, à qui j’explique le travail, les finitions, les techniques, les petites astuces pour réaliser mes créations. Les chefs d’atelier restent les mêmes si quelques ouvrières et ouvriers quittent le nid. À leur tour, ils font et retransmettent à d’autres ou créent leur propre atelier. »

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