
Daloa dispose d’un centre d’hémodialyse depuis septembre 2024. Logé au sein du Centre hospitalier régional (CHR) de la ville, ce centre rapproche les soins des personnes atteintes d’insuffisance rénale dans la région du Haut-Sassandra. Une soixantaine de patients y sont pris en charge.
Avec la construction de centres d’hémodialyse et des postes de traitement dans les villes de l’intérieur, le gouvernement veut faciliter la prise en charge et permettre aux malades de se soigner à proximité de chez eux.
« Avant l’ouverture du centre, je me rendais à Yamoussoukro le matin et je rentrais le soir après ma séance. Cela me coûtait cher et je rentrais chez moi épuisée », confie Massita Koné, femme du troisième âge, rencontrée après sa séance de dialyse au centre de Daloa.
Comme dans toutes les structures publiques d’hémodialyse du pays, le coût d’une séance est fixé à 1750 FCFA, grâce à la subvention de l’État. La mesure allège considérablement la charge financière des patients.
« Il y a quelques années, je me soignais dans un hôpital privé. Je dépensais 65 000 FCFA par séance de dialyse », témoigne Faustin Mambo Yapo, président des dialysés de la région.
Depuis la création du Centre national de prévention et de traitement de l’insuffisance rénale (CNPTIR) en 2012, la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé son dispositif de prise en charge. Le nombre de postes de traitement est passé de 10 en 2011 à 107 en 2017, puis à 157 en 2023.
Aujourd’hui, dans le public, le pays dispose de 18 centres d’hémodialyse répartis sur l’ensemble du territoire national, notamment à Aboisso, Abidjan, Adzopé, Bouaké, Gagnoa, Daloa, Korhogo, Man et Yamoussoukro.
CICG

