Le rythme des frappes ne faiblit pas entre les Etats-Unis et l’Iran, plus d’une semaine après la reprise des hostilités autour du détroit stratégique d’Ormuz, et malgré les appels jeudi du médiateur pakistanais à renouer le dialogue.
«Les attaques se poursuivent et elles sont si violentes que j’en ai les mains qui tremblent», raconte à l’AFP Hani, un professeur iranien de 34 ans habitant la ville d’Ahvaz (sud-ouest). «Il y a eu au moins 11 ou 12 explosions. J’ai l’impression que mes oreilles vont exploser».
Les États-Unis ont lancé au cours des dernières 24 heures deux nouvelles salves de bombardements sur l’Iran, qui ont riposté en ciblant des pays de la région alliés de Washington – dans un scénario qui se répète à l’identique depuis plusieurs jours.
Et comme au plus fort de la guerre, les avertissements fusent des deux côtés : si les installations pétrolières et gazières du Golfe ont pour l’heure été épargnées, Téhéran a menacé de réduire à néant les infrastructures du Moyen-Orient si les siennes étaient attaquées.
Le président américain Donald Trump avait affirmé mardi qu’il frapperait les ponts et les centrales électriques du pays si les Iraniens ne revenaient pas à la table des négociations.
Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputés à l’Iran. Les frappes exercées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit.

