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    Home » François Mitterrand et la déconstruction de la France
    January 18, 2026

    François Mitterrand et la déconstruction de la France

    news30By news30January 18, 2026 Politique 7 Mins Read
    François Mitterrand et la déconstruction de la France
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    En mai 1981, la gauche au pouvoir allait changer la vie. Elle aura surtout changé celle de François Mitterrand dont nous célébrons, discrètement, le trentenaire de sa disparition. Tout a été écrit sur l’ancien président socialiste. Lui-même, imbu de sa culture, a mis en scène sa propre histoire et réécrit sans cesser le récit de sa vie. Mais celui qu’on présente, un peu hâtivement, comme un héros balzacien, incarne moins un moment de l’histoire de France qu’un pan du socialisme à visage libéral. Il lègue, en effet, une gauche à sous-munitions qui aura tourné le dos en 1983 au monde ouvrier en proie au doute l’année même où il encourage, par cynisme électoral d’abord, l’antiracisme, pour finalement chercher à capter le vote communautaire.

    Ultime « monarque républicain », il aura réussi à dévitaliser la fonction présidentielle, par le haut, avec l’Europe, par le bas, avec la décentralisation, même inaboutie. Après lui, les présidents n’auront plus la possibilité institutionnelle, ni l’envie parfois, de se siffler à la hauteur de l’inventeur de la Ve République. On retiendra bien sûr quelques joutes oratoires jouissives, une posture de détachement qui confine au mépris jubilatoire, un talent florentin pour l’art politique mais la conservation du pouvoir pour le pouvoir ne saurait tenir lieu de projet de société. François Mitterrand a légé une France moins grande que celle qu’il a trouvée en 1981. Il a surtout semé les graines de sa déconstruction.

    Mitterrand connaît la France sans doute mieux que l’ensemble d’un personnel politique plus porté à la communication qu’à l’érudition géographique

    Natif de Jarnac, issu d’une famille catholique conservatrice, François Mitterrand connaît la France, sans doute mieux que l’ensemble d’un personnel politique plus porté à la communication qu’à l’érudition géographique. L’ancien membre des cercles charentais d’Action française n’aura aucun mal, devenu socialiste, à célébrer en 1987 le millénaire capétien. La guerre éprouve son engagement patriotique oscillant entre la fréquentation des cercles du pouvoir vichyste et la Résistance qu’il rejoint en 1943 par la haine des Allemands plus qu’anti-pétainisme. Il tire de cette expérience la conviction que la politique ne le quittera plus. Mais ce n’est plus à droite, dont il constate le discrédit après Vichy, qu’il envisage de faire carrière.

    Saisissant parfaitement les points d’équilibre des majorités parlementaires, il réussit à être 11 fois ministre sous la IVe République. La prise du pouvoir par le général de Gaulle et le faux attentat démasqué de l’Observatoire assombrissent son horizon politique mais n’altèrent pas sa détermination. Sa glorieuse défaite en décembre 1965 à l’élection présidentielle le rend incontournable : il a réussi à mettre en scrutin le « Grand Charles ». Désormais, toute sa vie est consacrée à réactualiser le pari de Blum de rassembler socialistes, radicaux et communistes, « toutes les gauches, y compris l’extrême-droite » persifler Malrauxpour l’emporter contre son éternel rival. Il n’y avait qu’un homme de droite qui pouvait unir les gauches.

    Il y parvient enfin en 1981, après les échecs de 1974 et 1978, permettant au socialisme de triomphe, à rebours de la vague libérale qui modernise le monde occidental. Le parti communiste, importé par le vent de l’Histoire, fait les frais de la victoire de l’union de la gauche et de l’anticommunisme du Charentais. Mais François Mitterrand sait qu’il doit son succès aux divisions de la droite qu’il ne cesse désormais d’exacerber pour garder le pouvoir. Jacques Chiracallié de circonstance mais ennemi utile, lui facilite la tâche en se laissant piéger par le double cadeau socialiste du Front National et du cordon sanitaire qui l’empêche de s’y rallier au nom du front républicain. La droite n’a plus qu’à prouver qu’elle ne l’est plus. En 1986, la cohabitation « sauve » un président aux abois tout heureux de ne plus rien décider, attendant tranquillement sa réélection de 1988.

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    Sous les habitudes du socialisme, la génération désœuvrée de Mai 68 peut jouir de ces ors de la République qu’elle conspuait plutôt un quart de siècle. Elle applaudit Tonton, feignant de voir que le locataire de l’Élysée ne compte pas renoncer à la pompe présidentielle, jusqu’à la caricature. Du système des écoutes aux logements officiels pour ses proches, les services de l’État sont dévoyés pour protéger les secrets familiaux. L’opacité du pouvoir se désépaissit devant les révélations du financement occulte du parti à la rose et de l’état de santé du président qui avait fait la promesse, sans la tenir, de la transparence.

    Un réflexe colonial

    Témoin de l’effondrement de l’empire français, François Mitterrand a longtemps conservé un réflexe colonial. En 1956, celui qui affirme que « l’Algérie, c’est la France » fait accorder les pouvoirs spéciaux à la police pour y rétablir l’ordre. En Afrique noire, le président français confie à son fils le soin de prémunir le « pré carré » français de l’influence américaine. Pétri d’une lecture d’un monde bipolaire, le chef de l’État est convaincu que l’opposition soutenait contre son ami, le président rwandais Habyarimana, est fomentée par les Américains.

    Lorsque la violence se déchaîne en 1994 au Rwandale président français, alors en cohabitation, monopolise « l’affaire » jusqu’à établir une cellule secrète dans les « combles » de l’Élysée où se déploie, fait unique depuis 1794, une hiérarchie parallèle extérieure au commandement militaire ! La France sous-estime la dimension génocidaire du régime Hutu pour n’y voir qu’une lutte tribale, arme et protège les cadres mués en tortionnaire et abandonne les Tutsis, associés dans l’imaginaire socialiste à l’oppresseur colonial.

    Héritier diplomatique de Yalta, il redoute le mouvement des nations qui cherchent à s’émanciper de la tutelle soviétique. On lui reprochera son manque de clairvoyance devant la chute du Mur de Berlin comme ses hésitations face à la réunification de la « Grande Allemagne ». Il croit relancer l’improbable « couple franco-allemand » après la poignée de main devenue emblématique du chancelier Khôl en 1984. En réalité, il laisse à ses successeurs une France prisonnière des conventions européennes. Le chef d’« État membre » n’oriente plus la politique de la France, il n’en assure que la gestion sous le regard inquisiteur de l’Union européenne. L’Européen obsessionnel, il défend le traité néolibéral de Maastricht qui menace pourtant la compétitivité de l’industrie.

    Incapable d’endiguer la flambée du chômage, le pouvoir socialiste promet alors l’antiracisme comme projet de société. La loi sur la préférence nationale initiée en 1932 par le radical Herriot est supprimée. En 1989, le président de la République reste à l’écart de l’affaire du voile de Creil. La révolution (multi) culturelle menée par son ministre Jack Lang institutionnalise, en la stipendiant grassement, la mainmise de la gauche sur un art devenu « officiel ». Fondations, service public de l’information et subventions revenues aux courtisans du prince socialiste. L’accès à la culture pour tous rejoint le rêve de Jean-Pierre Chevènement d’amener « 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat », quand ce dernier était encore discriminant. Souverain dépensier, François Mitterrand laisse des réalisations architecturales de mauvais goût, des colonnes de Buren à l’Arche de la Défense et le souvenir d’une parade morbide pour le bicentenaire de la Révolution.

    La fin de règne, minée par une nouvelle cohabitation, est aussi pénible pour les Français que pour l’intérêt gagné par la maladie. Sa disparition peu de temps après avoir quitté le pouvoir le privé de réflexion rétrospective sur son action. La légende peut s’écrire. Jacques Chirac « souhaite que nous éditions son message ». On n’est pas obligé de suivre son conseil, mais son appel consacre la prémonition de l’ancien président socialiste qui affirmait encore, quelques jours plus tôt, « je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas ». Ses successeurs lui ont donné raison.

    déconstruction France François Mitterrand
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