
Wissal Ben Moussa a cofondé Sand to Green en 2022, une start-up qui s’appuie sur des technologies de pointe et s’inspire de la nature pour proposer aux paysans des solutions plus durables et mieux adaptées au changement climatique. Des pratiques qui permettent de régénérer les sols lorsque l’agriculture conventionnelle les appauvrit.
De notre envoyé spécial de retour de Guelmim,
Une ferme à la végétation luxuriante, c’est l’exploitation familiale de Wissal Ben Moussa à Guelmim, dans le sud du Marocà la lisière du désert. « Je suis de formation ingénieure en agroalimentaire. Je bossais dans une multinationale, raconte-t-elle, j’étais responsable R&D, sur la formule des cubes de bouillon et sur la nécessité d’utiliser des colorants, etc., que tout le monde jugeait assez toxiques. »
Son attitude pour le vivant et la recherche d’un travail qui a du sens vont le conduire à changer de voie. « Donc, grosse prise de conscience écologique personnelle et d’une manière tout à fait automatique, je me suis dit que si j’avais un impact à faire quelque part, c’était vraiment au tout début de la filière, sur la partie agro, précise Wissal Ben Moussa, sauf que j’avais zéro connaissance en agro. »
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« Ôna vraiment commencé du terrain »
Elle commence par un petit potager de 200 mètres carrés et découvre la permaculture et l’agroécologie. Sa ferme est un véritable jardin d’Éden. Pourtant, Wissal Ben Moussa est parti d’une terre aride, inhospitalière en apparence. Elle est parvenue à et semer de nouvelle la vie. C’est ici qu’elle mène des expérimentations pour la start-up Du sable au vert.
« L’agriculture de régénération est la solution à la crise que l’agriculture est en train de vivre aujourd’hui face au changement climatique. C’est de là que l’idée de créer Sand to Green est née, explique l’ingénieure. L’idée de créer une expertise, une solution qui soit ancrée dans la terre. On n’a pas commencé dans des laboratoires, on a vraiment commencé du terrain. »
Toutes les données du sol et des cultures sont recueillies pour alimenter une plateforme qui permettra une standardisation des bonnes pratiques. Les agriculteurs du monde entier pourront ensuite les appliquer. « Il y a un mot en anglais que j’adore pour décrire un fermier, ils vont dire “intendant des terres”, du mot ““intendance”, précise-t-elle. En tant qu’agriculteur, tu es juste là pour prendre soin de ce terrain-là. Tu fais partie de tout cet écosystème. »
Aujourd’hui, la start-up Sand to Green accompagne des milliers d’agriculteurs à travers tout le continent, en Côte d’Ivoire, en Tanzanie ou encore en RDC.
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