Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a dit ce samedi espérer que l’Iran et les États-Unis participeront « de manière constructive » aux pourparlers de paix. Le fossé entre les parties reste immense.
La proposition américaine, qui compte 15 points, insiste sur l’uranium enrichi iranien, les missiles balistiques, l’allégement des sanctions et la réouverture du détroit d’Ormuz. Le plan iranien en 10 points exige pour sa part le contrôle du détroit, avec péage pour les navires le franchissant, la fin des opérations militaires dans l’ensemble de la région et la levée des sanctions.
« Le refus de l’Iran de céder aux exigences nucléaires de longue date des États-Unis ne manquera pas d’empêcher un accord à Islamabad », pronostique le Soufan Center, groupe de réflexion basé à New York. Le Liban constitue également un point de blocage majeur. Jeudi, le président iranien Massoud Pezeshkian a averti que les frappes israéliennes au Liban rendaient les négociations « dénuées de sens ».

