À l’approche de l’échéance finale du Projet Transition Bas Carbone (TBC), les acteurs clés de la politique climatiqueique ivoirienne se sont réunies ce mercredi à Abidjan pour le 5e Comité de pilotage (COPIL). Une rencontre stratégique marquée par un bilan encourageant de l’année 2025 et une volonté affirmée de consolider les acquis en vue d’un héritage durable.
Dès l’ouverture des travaux, le Directeur pays d’Expertise France, Alexandre Foulon, a souligné l’importance de cette session, qualifiée de « cruciale » dans la trajectoire du projet lancé en 2023.
« L’année 2025 a été particulièrement riche en activités », at-il rappelé, évoquant notamment les avancées en matière de gouvernance climatiqueique, le renforcement du système national de transparence, ainsi que les études sectorielles et les initiatives impliquant la société civile et les médias.
À quelques mois de la clôture prévue le 31 décembre 2026, il a insisté sur la nécessité de faire des choix stratégiques pour cette dernière ligne droite : « La programmation 2026 devra refléter les ambitions initiales tout en priorisant les actions les plus structurantes. »
Prenant la parole au nom de la Délégation de l’Union européenneJean Douzo a salué « l’excellence du travail technique accompli » et l’impact du projet dans l’intégration du climatique au cœur des politiques publiques.
Selon lui, le véritable défi réside désormais dans la durabilité des acquis : « Le succès final ne se mesurera pas au chemin parcouru, mais à notre capacité à transformer cet élan en héritage. durable. »
Il a ainsi identifié trois priorités majeures pour les mois à venir, l’institutionnalisation du système MRV (Mesure, Rapportage et Vérification), afin d’ancrer durablement les outils dans les administrations, la capitalisation des projets pilotes, pour attirer de nouveaux financements verts, le transfert effectif de compétences aux acteurs nationaux.
L’Union européenne Attendez également un calendrier clair de clôture et un plan de sortie structuré garantissant l’appropriation des résultats par les autorités ivoiriennes.
Président de la séance, Dr Alex Mayeul Lagaud, Conseiller technique au ministère de l’Environnement et Secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiqueiques, a rappelé les enjeux de cette rencontre.
« Cette réunion nous permet non seulement d’évaluer les progrès réalisés, mais aussi de réfléchir aux perspectives de pérennisation du projet au-delà de son échéance », a-t-il déclaré.
Il a appelé les membres du comité à faire preuve d’engagement et de clarté dans leurs orientations, afin de garantir l’atteinte des objectifs en cohérence avec les priorités nationales et les attentes des partenaires.
Le bilan lors de la présentation du COPIL met en lumière des avancées significatives :
Mise en place de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiqueiques (CNLCC), renforcement du système de transparence climatiqueique, mobilisation des ministères sectoriels à travers la Facilité Bas Carbone, formation de près de 400 acteurs, introduction de la mobilité électrique dans l’administration publique et promotion d’un journalisme climatiqueique de qualité.
Ces actions s’inscrivent dans les objectifs climatiqueiques renforcés de la Côte d’Ivoire. Le pays vise notamment une réduction de 33,07 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, avec des engagements ambitieux en matière d’énergies renouvelables, de reforestation et d’agriculture durable.
Au-delà du bilan, les discussions ont porté sur la planification de l’année 2026, avec un accent particulier sur la pérennisation des acquis et leur appropriation par les acteurs nationaux.
À neuf mois de la fin du projet, tous les intervenants convergents vers un même objectif : transformer les résultats obtenus en fondations solides pour une transition climatiqueique durable.
Ce 5e Comité de pilotage apparaît ainsi comme un moment charnière. Entre satisfaction des progrès accomplis et exigence de résultats durables, partenaires techniques et autorités ivoiriennes affichent une ambition commune : faire de la transition bas carbone un levier structurant du développement du pays.
Wassimagnon
