À la clôture du Forum international des métiers et des compétences, le ministre annonce que le Livre blanc servira de feuille de route aux futures politiques publiques.
Investir davantage dans le capital humain pour bâtir une économie plus compétitive, inclusive et créatrice d’emplois. C’est le message fort lancé par le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelMaître Adama Kamaraà l’occasion de la clôture de la deuxième édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC 2026), jeudi 16 juillet 2026, au Palais des Congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.
Pendant deux jours, responsables gouvernementaux, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé, universitaires, experts et jeunes ont échangé sur le thème : « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnel ».
Dans son allocution de clôture, le ministre s’est félicité du succès de cette deuxième édition, estimant que le FIMEC s’impose désormais comme le rendez-vous national de référence consacré aux métiers, à l’emploi et au développement des compétences.
Il a salué la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, qui fait de la formation professionnel et de l’employabilité des jeunes un axe majeur de l’action gouvernementale. Il a également exprimé sa reconnaissance au Vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, haut patron de cette édition, ainsi qu’au Premier ministre, Robert Beugré Mambé, parrain du forum, pour leur engagement en faveur de l’emploi des jeunes.
Revenant sur les enseignements des travaux, Maître Adama Kamara a dégagé trois grandes convictions qui, selon lui, doivent orienter les politiques publiques.
La première est que les compétences constituent le socle de la transformation économique et sociale de la Côte d’Ivoire.
S’appuyant sur une citation de Nelson Mandela, le ministre a rappelé que l’éducation prend tout son sens lorsqu’elle est traduite en compétences, en métiers et en emplois. Pour lui, les débats ont démontré qu’il ne peut y avoir de développement durable sans investissements massifs dans le capital humain, notamment dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle, de la formalisation de l’économie et du renforcement des PME.
La deuxième conviction porte sur la responsabilité collective dans le développement des compétences.
Selon le ministre, l’État ne peut relever seul ce défi. Il a plaidé pour une mobilisation concertée du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, des collectivités territoriales, des établissements de formation et du monde académique afin de construire un système de formation mieux adapté aux besoins du marché de l’emploi.
Enfin, Maître Adama Kamara a insisté sur le rôle central de la jeunessequ’il considère comme la principale actrice de son propre avenir.
« J’ai vu une jeunesse engagée, ambitieuse, porteuse de projets et déterminée à réussir. Ce soif d’apprendre et d’entreprendre constitue notre plus grande richesse », a-t-il déclaré en s’adressant aux nombreux jeunes présents.
Moment fort de la cérémonie, la directrice générale de l’Agence nationale de la formation professionnel (AGEFOP), Karitia Coulibaly De Medeirosa remis formellement au ministre le Livre blanc du FIMEC 2026document de synthèse regroupant les principales recommandations formulées au cours des panels, conférences et masterclasses.
Le rapport recommande notamment un renforcement du financement de la formation professionnelune meilleure adéquation entre les formations et les besoins des entreprises, le développement des compétences numériques et de l’intelligence artificielle, la promotion des partenariats public-privé ainsi qu’une gouvernance plus concertée des politiques de formation.
Les participants préconisent également une plus forte territorialisation des dispositifs de formation afin de rapprocher l’offre des besoins locaux, tout en encourageant l’entrepreneuriat des jeunes et en faisant de la formation professionnel une véritable voie d’excellence.
En recevant ce document, Maître Adama Kamara a assuré qu’il ne resterait pas un simple rapport administratif.
« Ce Livre blanc ne restera pas sur une étagère. Il sera porté à la table du Gouvernement et constituera un référentiel pour notre politique de développement des compétences et de la formation professionnel », a-t-il affirmé.
Le ministre a précisé que chacune des recommandations fera l’objet d’un examen afin de les traduire progressivement en actions concrètes au service de l’emploi, de la compétitivité des entreprises et de l’insertion. professionnel des jeunes.
À l’issue des travaux, les participants ont lancé un appel en faveur d’investissements plus importants dans le développement des compétences, convaincus que le capital humain demeure le principal levier de transformation économique de la Côte d’Ivoire et du continent africain.
En référant formellement les travaux du FIMEC 2026Maître Adama Kamara a réaffirmé l’ambition du gouvernement de faire de la formation professionnel un pilier du Plan national de développement 2026-2030, avec pour objectif de bâtir une économie plus inclusive, plus innovante et davantage créatrice d’emplois durables pour la jeunesse ivoirienne.
Wassimagnon
Par Koaci
