Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a déploré lundi les «faibles résultats» de la COP30 au Brésil, avertissant que l’«inaction fatale» des dirigeants pourrait un jour être considérée comme un «crime contre l’humanité».
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La 30e conférence des Nations Unies sur le climat s’est achevée samedi à Belém au Brésil par l’adoption d’un accord a minima, sans évocation explicite des énergies fossiles, mais saluée par certains comme une preuve que le multilatéralisme fonctionnait encore.
Lors d’une intervention au Forum des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme à Genève, Volker Türk, a averti que les «maigres résultats de la COP30 à Belém» illustraient le commentaire «les déséquilibres du pouvoir des entreprises… se manifestent dans l’urgence climatique».
«L’industrie des combustibles fossiles génère des profits colossaux tout en dévastant certaines des communautés et des pays les plus pauvres du monde», a-t-il déclaré. «Il est impératif que les responsables de cette injustice, et de tous les autres préjudices liés au dérèglement climatique, rendent des comptes».
M. Türk a également mis en lumière un arrêt récent de la Cour internationale de Justice stipulant que «les gouvernements doivent prévenir toute atteinte grave à notre climat, notamment en réglementant les entreprises».
La Cour interaméricaine des droits de l’homme a également reconnu le droit à un climat stable et a appelé les pays à «imposer aux entreprises le devoir de diligence et à prévoir des réparations pour les préjudices liés au climat», at-il rappelé.
Le Haut-Commissaire a encore affirmé lundi qu’il s’interrogeait souvent «sur la manière dont les générations futures jugeraient, les actions – et l’inaction fatale – de nos dirigeants face à la crise climatique dans 50 ou 100 ans».
«La réponse inadéquate d’aujourd’hui pourrait-elle être considérée comme un écocide, voire un crime contre l’humanité ?», at-il encore évoqué.

