Acheter au son du canon et vendre au son du clairon. Le proverbe boursier paraît d’actualité, vu le conflit qui oppose depuis dix jours les Etats-Unis et Israël à l’Iran. Est-ce le moment d’acheter, lorsque la situation apparaît menaçante, avec l’objectif de vendre lorsqu’elle s’éclaircira ? En d’autres termes, à quel point faut-il se baser sur la géopolitique pour investir ? Depuis le début du XXe siècle, les investisseurs auraient la plupart du temps eu raison de faire abstraction du «bruit» géopolitique. Mais pas lors des événements extrêmes comme les guerres mondiales ou le choc pétrolier des années 1973-1974.
La logique derrière l’adage boursier qui associe canons et clairon est assez simple. Les conflits armés provoquent généralement des baisses des cours des actifs financiers. C’est donc à ce moment-là qu’un investisseur devrait acheter. Mais c’est aussi à ce moment-là que le risque est le plus élevé, ce qui peut refroidir les ardeurs de beaucoup. Or, historiquement, ceux qui ont eu le courage ou la foi nécessaire ont bénéficié de performances supérieures, montre une étude dévoilée la semaine passée, le Global Investment Returns Yearbook 2026.
