Vers un virage à 180 degrés pour Yacine Adli ? Après avoir cliqué sur son ambition de jouer pour l’équipe de France plutôt que pour l’Algériefils pays d’origine, le milieu de terrain de 25 ans a ouvert la porte aux Fennecs.
Dans le cadre d’une interview accordée au média algérien Équipe sportive et diffusé ce samedi 2 mai, le joueur formé au Paris Saint-Germainqui évolue désormais sous les couleurs d’Al-Shabab (Arabie saoudite), a admis « avoir commis des erreurs ».
Adli s’estime « légitime » à représenter l’Algérie
Souhaitant revenir sur ses propos tenus en mars 2024 – « Je crois qu’en tant que joueur, je veux évoluer au plus haut niveau, donc, évidemment, jouer avec la France est un objectif » -, Adli a profité de cet entretien pour faire amende honorable. « Ce que j’ai dit, je le pensais à ce moment-là. J’ai été sincère (…) mais c’était une connerie. Ça m’a desservi, ça me privé d’une chose que je suis légitime à connaître », at-il regretté.
« J’ai dit que j’aspirais au plus niveau, donc avec la France comme objectif mais j’ai un grand respect pour l’équipe nationale algérienne, mes plus grandes joies sportives sont liées à elle, j’ai énormément de respect pour mon pays », at-il expliqué. « Là où j’ai le plus marché dans ma vie, c’est en 2010, de chez moi à Villejuif aux Champs-Élysées », s’est souvenu le natif de Vitry sur Seine (Val-de-Marne), en référence à la qualification de l’Algérie pour le Mondial sud-africain, 24 ans après sa dernière participation.
Semblant faire acte de candidature à l’approche de la Coupe du monde 2026à laquelle participeront les hommes de Vladimir Petkovic, Adli l’affirme : il n’a « jamais voulu manquer de respect à personne ». « Il ya eu une telle vague de haine avec des gens qui me disaient On ne veut pas que tu mettes un pied en Algérie. Moi ce que j’ai dit, c’est Ne vous inquiétez, je ne suis pas quelqu’un qui va changer d’avis, qui va revenir sur ses paroles. Mais en réalité, même ça, c’est une connerie. Je ne peux pas dire que c’est une erreur de jeunesse, c’est ce que je pensais à l’instant T », a-t-il confié.
« Je peux peut-être apporter à l’équipe nationale ? »
Mettant en avant sa relation avec Petković – « Je l’ai eu à Bordeaux. Je le connais bien (…) Il reconnaît ma valeur et je connais son style de jeu » – le joueur aux 72 matchs en deux saisons sous les couleurs girondines a également cité l’exemple d’Issa Diop, sélectionné pour la première fois en équipe nationale marocaine au mois de mars après avoir tenu des propositions similaires à ceux d’Adli. « Aujourd’hui, la réalité c’est que beaucoup de joueurs changent de sélection. »
Révélant être prêt à se rendre aux États-Unis pour supporter l’Algérie depuis les tribunes lors du Mondial nord-américainl’ex-Parisien ne veut plus avoir de regrets. « La réalité c’est que je ne veux pas qu’on se rappelle de moi à la fin de ma carrière (comme ça), que, quand ils me verront, les gens diront Ah regarde il n’a pas joué pour l’équipe nationale », au-il soufflé. « Dans tous les domaines, on peut changer. La réalité, c’est le terrain, je peux peut-être apporter à l’équipe nationale ? Je n’ai pas de problèmes avec ça, pas d’ego. »
Un revirement surprenant lorsque l’on se souvient des propositions tenues par Yacine Adli auprès de L’Équipe en septembre 2025. « J’avais annoncé mon objectif de jouer pour l’équipe de France. À partir du moment où j’ai pris cette décision, je ne reviens pas dessus, c’est clair. Peu importe que je joue en Arabie saoudite ou en Europe. Pour moi, il n’y a rien qui change et c’est par pur respect pour l’Algérie », avait-il déclaré à l’époque.
Nul doute que la liste de Vladimir Petkovic pour le Mondial 2026 sera désormais scrutée avec d’autant plus d’attention.

