« C’est un peu les Jeux olympiques du violoncelle. Ça revient à tous les quatre ans, en alternance avec le chant, le piano et le violon. Autant dire qu’il faut être prêt. » Léo Ispir a 24 ans, une Victoire de la musique classique à son palmarès et une douleur à la main gauche pour avoir trop joué la veille. Le musicien a choisi l’abbaye de La Prée pour préparer ses JO à lui, le concours Reine Elisabeth, qui débutera à Bruxelles (Belgique) le 4 mai prochain. « Là-bas, c’est un événement très populaire. Les gens vous fournissent dans la rue, vous interpelle. Ça fait bizarre. »
« Un lieu hors du monde, ou au cœur de son essence même »
Ce n’est pas vraiment ce qui motive ce Bruxellois d’adoption : « C’est un défi personnel, un engagement, une recherche de perfection, de maîtrise de l’instrument que je me suis lancé à moi-même. C’est maintenant ou jamais. » Il n’est pas même certain de vouloir de la vie qui attend le vainqueur de ce concours, au règlement très strict, le plus exigeant et prestigieux pour les instrumentistes : « Elle va changer à jamais. C’est un prix qui vous propulse sur les plus grandes scènes du monde, une vie avec un agent, une vie dans les avions. »

