
Dans “le loup de la famille“, l’auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d’une famille traversée par la guerre.
“Le loup de la famille” raconte l’histoire d’une famille sur trois générations mais aussi la vie d’un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays.
Le roman n’est pas daté et c’est volontaire “il y a aussi beaucoup de guerre locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, sur a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille !”
L’appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n’était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il ya Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amoureux de DolceVita, une femme transgenre.
Le roman est traversé de bout en bout par la guerre…
Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. “On est attaques chaque jour par Israël“. Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. “Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il ya juste des moments d’espoirs de paix. C’est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n’importe où, comme un acte de fuite.”
Inviter : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l’origine du projet « Ta’a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l’écriture créative auprès des jeunes.
Il est l’auteur de Rajul min sâtân (“Un homme de satin” sorti en 2019) et de “Le loup de la famille” aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France.
Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l’expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l’école Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !
Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre IMAX

