Close Menu
abidjantimes
    What's Hot

    Deriv dans la tourmente après le retard d’un retrait Orange Mobile Money : quand « instantané » devient plusieurs jours d’attente

    August 18, 2026

    Projet d’investisseurs à la Fifa : l’UEFA menace à « l’unanimité » d’un boycott des Coupes du monde

    July 30, 2026

    Espagne : à Ceuta, les autorités débordées par l’afflux de migrants

    July 30, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    TRENDING
    • Deriv dans la tourmente après le retard d’un retrait Orange Mobile Money : quand « instantané » devient plusieurs jours d’attente
    • Projet d’investisseurs à la Fifa : l’UEFA menace à « l’unanimité » d’un boycott des Coupes du monde
    • Espagne : à Ceuta, les autorités débordées par l’afflux de migrants
    • Se soigner sur scène – Ouvrir les vannes
    • Côte d’Ivoire : Adzopé, 500 jeunes reçoivent leur attestation de fin de formation formés au centre baptisé « Patrick Achi »
    • France : qui a voté contre la lutte anti-incendies ?
    • Mondial 2026 : la Fifa engage une procédure disciplinaire contre l’Argentin et Leandro Paredes
    • Notre sélection des 10 maillots de bain les plus tendances de l’été
    Sunday, September 13
    abidjantimesabidjantimes
    Subscribe
    Sunday, September 13
    • Accueil
    • Politique
    • International
    • Finance
    • Éducation
    • Santé
    • Agriculture
    • Sport
    • Mode
    abidjantimes
    Home » «American Images» : la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l’Amérique – Reportage culture
    March 7, 2026

    «American Images» : la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l’Amérique – Reportage culture

    news30By news30March 7, 2026 Mode 5 Mins Read
    «American Images» : la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l’Amérique – Reportage culture
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui propose sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l’Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés.

    Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l’université. Dès l’entrée dans l’exposition Images américaines à la MEP, le décor est posé : ici, il n’y a pas de traitement de faveur ; ici, sur la photographie tout le monde, avec les mêmes égards.

    Un procédé à la chambre photographique

    Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n’est pas l’image publique ni les paillettes : c’est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c’est le regard de l’autre, la rencontre avec l’autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l’exposition. Un échange que l’artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C’est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C’est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg a mis à profit pour capter l’intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d’une Ivana Trump abandonnée. L’artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets.

    « Ma façon de photographier nécessite beaucoup d’attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travailraconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m’intéresse pas. L’objectif, c’est toujours d’aller au-delà. »

    Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consistait donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d’avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d’ajouter, espiègle : «​​​​​​​ Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! »

    À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais

    Cours impérialesun projet sans date de fin

    Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d’Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993.

    À l’époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d’œil, Dana Lixenberg décide d’en avoir le cœur net.

    Ce qu’elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l’époque dans les médias : «​​​​​​​ En fait, c’est un quartier plein de vie ! », s’exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l’on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s’apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier.

    «​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnelsoufflé-t-elle. Les habitants du quartier m’ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir… Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l’exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certaines, adultes. En costume, grâce au regard plein d’humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c’est leur mémoire ».

    Des projets de plus en plus intimistes et humanistes

    Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l’époque. Sans doute le début d’Cours impériales at-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les pièces des États-Unis habituellement laissées dans l’ombre. Tel ce foyer d’accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l’Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n’est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les éliminer de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau.

    On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l’exposition : Images américaines. Quelle image de l’Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? «​​​​​​​​​​​​ Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l’image des États-Unis tels qu’ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : «​​​​​​​​​​​​​ Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c’est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas.

    À lire aussiAvec l’exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires

    American contrasté culture Dana dresse images lAmérique Lixenberg photographe portrait Reportage
    Previous ArticleCôte d’Ivoire : PDCI-RDA, l’unité et la discipline collective, clés de la crédibilité politique et de la reconquête du pouvoir d’État
    Next Article MMA : Francis Ngannou quitte le PFL et se dirige vers un avenir flou dans le sport
    news30
    • Website

    Keep Reading

    Se soigner sur scène – Ouvrir les vannes

    Notre sélection des 10 maillots de bain les plus tendances de l’été

    L’autrice Sarah Fila-Bakabadio raconte l’ordinaire des femmes noires en France – Invité culture

    Défier les puissantes – Ouvrir les vannes

    Voici pourquoi les mocassins Clarks s’imposent comme la tendance mode de l’été

    Le plasticien Lassana Sarre dresse le portrait des agents de sécurité du Palais de Tokyo

    Editors Picks
    Latest Posts

    Subscribe to News

    Get the latest sports news from NewsSite about world, sports and politics.

    À propos

    Bienvenue sur Abidjan Times, votre source d’information fiable sur l’actualité en Afrique et dans le monde.
    Nous vous apportons des nouvelles en temps réel dans les domaines de la politique, de l’éducation, de la santé, de la finance, de l’agriculture, de la mode, du sport et des affaires internationales.

    top news
    • Deriv dans la tourmente après le retard d’un retrait Orange Mobile Money : quand « instantané » devient plusieurs jours d’attente August 18, 2026
    • Projet d’investisseurs à la Fifa : l’UEFA menace à « l’unanimité » d’un boycott des Coupes du monde July 30, 2026
    • Espagne : à Ceuta, les autorités débordées par l’afflux de migrants July 30, 2026

    Subscribe to Updates

    Get the latest creative news from FooBar about art, design and business.

    Facebook X (Twitter) Pinterest LinkedIn
    • Clause de non-responsabilité
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Politique de Confidentialité
    © 2025 Abidjan Times. Tous droits réservés.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.