
Par Sophie Mercier
Adrien s’était rendu dans le centre de Bruxelles avec ses professeurs sans imaginer finir à l’hôpital. Il raconte qu’une fois arrivé rue des Colonies, la situation s’est brusquement tendue. « Là, des casseurs arrivent très violemment au niveau du supermarché Carrefour Express pour essayer de rentrer dedans et de casser tout », décrit Adrien. Selon le jeune homme, les groupes violents étaient identifiables. Il considère avoir été amalgamé avec eux et reproche à la police d’avoir confondu les jeunes manifestants et les casseurs.
« On voit tous les casseurs aller du même côté, mais la police ne fait pas la différence. Ils vont attaquer tout le monde sans faire de distinction alors que les casseurs sont vraiment tous ensemble d’un côté », dénonce-t-il. Adrien affirme ensuite avoir été touché à la tête par une grenade lacrymogène lancée par-derrière par un policier, alors qu’il quittait les lieux. Pris en charge à l’hôpital Saint-Pierre, il a ensuite déposé plainte.
La réaction mère d’Adrien juge la policière disproportionnée
Sa mère dénonce une réponse policière disproportionnée. « Je demande aux policiers d’être responsables de leurs actes, dit-elle. C’est tout ce que je demande parce que mon fils n’est pas un bandit, ce n’est pas un casseur. Il n’était pas parti pour casser, il était parti pour manifester. »
La police se fend d’un communiqué
Face aux critiques, la zone de police concernée a diffusé un communiqué. « Des images et des témoignages circulent, notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquels la police aurait fait usage d’une force disproportionnée. Nous tenons à souligner que ces images ne représentent souvent qu’un instantané et qu’elles sont souvent décontextualisées. En tant que zone de police, nous cherchons à tout moment à garantir la sécurité de chacun. » Les autorités insistent ainsi sur la difficulté d’évaluer une intervention à partir de séquences partielles.

