Ce qui n’empêche pas les journalistes deux de questionner l’efficacité du mouvement social. “Vous avez une superbe expression en français : ‘Tout ça pour ça’ “, lance Isolde Van Den Eynde, qui estime que le projet du Premier ministre n’a pas tant été modifié après les négociations. Pour Alain Gerlache aussi, l’impact des mobilisations est “difficile à mesurer” : “En effet, il y a déjà des modifications dans l’accord, et chacun pourra dire ‘c’est grâce à nous’“.
Surtout, Isolde Van Den Eynde regrette que ces débats éclipsent les sujets de fond, notamment la question des retraites : «La Belgique compte environ maintenant 2,6 millions de pensionnés, et ça nous coûte 65 milliards d’euros. Si tu veux améliorer le déficit… Il faut freiner cette hausse structurelle“.
Le francophone salue alors une fois de plus le rôle des syndicats comme intermédiaires entre les différents pouvoirs publics et les citoyens pour porter une parole unie : “Le rôle des syndicats, qui sont une des rares structures qui rassemblent tous les gens, c’est de remettre le citoyen au centre“.
► Écoutez l’intégralité de ce débat dans le podcast de Matin Première ci-dessus.

