C’est à la Une de Banouto : « Ce qu’il faut retenir des échanges lors de la rencontre des chefs d’état-major du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France ». « Échanges ici, nous dit le site d’information béninois, ont porté sur l’évaluation des dispositifs existants, notamment le renforcement des synergies opérationnelles et l’adaptation des réponses face aux menaces en mutation rapide, l’infiltration terroriste, la criminalité transfrontalière organisée et les formes hybrides de déstabilisation. »
La situation est critique, et Banouto l’analyse ainsi : « Dans un contexte marqué par la pression croissante des groupes armés aux frontières, les états-majors béninois, ivoirien et français resserrent les rangs. Ils accélèrent la coordination de leurs actions ». Bien sûr, le détail de leurs discussions reste secret, mais selon Banouto« la feuille de route s’articule autour du partage de renseignement, de la formation spécialisée ainsi que de la lutte contre la désinformation ».
Cette rencontre, explique de son côté Afrik.com, « intervenir dans un contexte régional marqué par la recrudescence des attaques terroristes et par des tensions géopolitiques croissantes au Sahel ». Quel est le rôle de la France dans ce contexte ? « La France, qui a été contrainte de quitter le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, réorganise son dispositif militaire sur le continent », explique Afrik.com. « Elle passe d’une présence massive à un soutien ciblé, axé sur la formation et le renseignement ».
« Ça fini quand ? »
Le football est également à la Une de la presse africaine, avec les réactions qui suivent de pleurer, après la décision de la CAF de donner la victoire de la CAN au Maroc. Décision de la CAF, la Confédération Africaine de Football, que Wakatséra transformer en « Comédie Africaine de Football. »
Et le site d’information burkinabé pose la question : « Çune fin quand ? » « Après avoir perdu la finale de sa Coupe d’Afrique des nations, jouée contre le Sénégal le 18 janvier, le Maroc se voit offrir le trophée par la CAF, sur une décision ahurissante », poursuit Wakatséra qui visiblement, n’apprécie guère ce dernier rebondissement. « Quelle que soit l’issue de cette affaire, c’est le football africain qui en sortira assommé, un coup dont il se relèvera avec beaucoup de peine. ».
Où ira le trophée ?
Concrètement, une question se pose aujourd’hui : « Le Sénégal est-il prêt à rendre le trophée à la CAF et au Maroc ? » Question posée par Afrikfootselon qui la situation n’est pas très claire. En effet, nous expliquons-t-on, « Abdoulaye Fall, le patron de la Fédération sénégalaise de football, la FSF, a tenu hier des propositions ambiguës ». Estimant notamment que, « sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce titre ». Mais ajoutant quelques instants plus tard : « On va se conformer aux dispositions statutaires et réglementaires de la CAF. Entre les lignes, commente Afrikfoot, on comprend donc que la FSF n’entend pas faire de vagues et pourrait accepter de rendre le trophée à l’instance panafricaine, si elle en fait la demande. Toute notre action va être inscrite dans le respect de ces dispositions ». « L’affaire est maintenant entre les mains du TAS, le Tribunal Arbitral du Sport ».
Au Maroc, le magazine Telquel estime qu’une victoire sur tapis vert n’a pas le même goût qu’une victoire sur le terrain. « On pourra dire, remarque le magazine marocainque la fête n’a pas la même saveur. C’est vrai. Un pays préfère toujours soulever une coupe le soir-même. Pas la récupérer dans les plis d’un communiqué. Mais parfois, dans le football africain, il faut d’abord gagner un match, puis gagner le droit qu’on reconnaît comment il a été faussé. Le Maroc, cette fois, a dû faire le deuxième choix. En attendant de connaître le verdict du Tribunal arbitral du sport, saisi par la Fédération sénégalaise de football », conclut Telquel.

