Pour son premier mandat, le maire de Saïx, Jacques Armengaud, a dû naviguer entre crise sanitaire, tensions autour de l’A69 et répercussions économiques. Malgré tout, d’après lui, le programme a été respecté. Porté par une équipe toujours aussi motivée, il vise un deuxième mandat plus serein.
Élu en 2020 dans un contexte inédit, Jacques Armengaud n’oubliera pas de sitôt son premier mandat à la tête de la commune de Saïx. À peine installé, le maire a dû affronter la crise sanitaire, avec un second tour rapporté, des habitudes bouleversées et une commune à faire fonctionner dans l’incertitude. “On n’a pas vraiment eu de période de rodage”, reconnaît-il aujourd’hui. Le temps de s’adapter, d’autres secousses allaient suivre.
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La guerre en Ukraine, en 2022, et ses répercussions économiques ont ensuite pesé lourdement sur les finances communales. Explosion des coûts de l’énergie, flambée des prix des matériaux, projets ralentis ou réajustés : comme ailleurs, la municipalité a dû faire preuve de pragmatisme. “Malgré tout, le programme a été tenu, et même dépassé”, insiste Jacques Armengaud. À Saïx réalisation, plusieurs ont vu le jour : la halle du Rivet rénovée, le City Stade, l’ouverture d’une classe supplémentaire à Longuegineste, la réfection de la toiture de l’église ou encore l’aménagement du square de la Liberté.
Mais c’est surtout le dossier de l’A69 qui aura marqué ce mandat, tant sur le plan politique qu’humain. Les tensions autour du chantier, les oppositions, l’occupation de certains secteurs ont placé la commune sous les projecteurs, parfois malgré elle. “Il y avait une forme de violence sourde, une pression constante”, confie le maire, qui dit avoir consacré beaucoup d’énergie à maintenir le dialogue et à rassurer les habitants, notamment ceux des secteurs les plus impactés. “Mon objectif a toujours été d’éviter que la situation ne dégénère.”
A69 : “Mon objectif a toujours été d’éviter que la situation ne dégénère”
Une période éprouvante, personnellement, mais aussi collectivement. Pour autant, Jacques Armengaud reste convaincu que le contournement de Saïx par l’A69 est structurant pour l’avenir du territoire. “Il permettra de transformer la RN 126 en boulevard urbain, de mieux Saïx et Longuegineste et d’apaiser la circulation”, explique-t-il, évoquant un projet de commune plus cohérent et tournée vers l’avenir.
À l’heure du bilan, la fatigue est là, mais la motivation aussi. Porté par une équipe qu’il juge soudée et engagée, le maire sortant a décidé de se représenter aux élections municipales de 2026. “Rien ne se fait seul. Si je répare, c’est parce que cette équipe a envie de continuer”, affirme-t-il. La récente inauguration de la nouvelle mairie symbolise cette volonté : un outil moderne, pensé pour améliorer les conditions de travail des agents et renforcer la proximité avec les administrés.
Le contournement de Saïx, enjeu majeur de la circulation
Dans un second mandat qu’il espère plus apaisé, Jacques Armengaud souhaite désormais consacrer davantage de temps à la démocratie locale et aux lieux de rencontre. “Le bien vivre ensemble, ce sont des équipements, mais aussi du lien”, résumé-t-il. Après un premier mandat sous tension, le maire de Saïx veut croire que les fondations sont désormais posées pour poursuivre l’action, avec la même équipe et le même cap. Il aura face à lui une autre équipe, déjà déclarée et lancée dans la campagne, menée par Françoise Vrigneau et Christian Patrice.

