Chez certains biathlètes français, la trêve des confiseurs a été agrémentée d’une énorme cerise sur la bûche de Noël. Neuf d’entre eux ont reçu un coup de fil de Simon Fourcade et Cyril Burdet, les entraîneurs en chef des groupes masculins et féminins, pour leur annoncer leur sélection pour les Jeux olympiques (du 6 au 22 février).
Ainsi, Camille Bened – dont le papa Frédéric, joint en début de semaine, a assuré que c’était « un rêve » –, Justine Braisaz-Bouchet, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon et Julie Simon sont déjà assurés d’être du voyage à Antholz. Tout comme leurs coéquipiers Fabien-Claude, Quentin Fillon Maillet, Émilien Jacquelin et Éric Perrot. « Comme je m’y attendais un peu et que les résultats sont bons c’est une suite logique. Mais ensuite, je réalise et je me dis « waouh, je vais pouvoir courir aux Jeux olympiques, c’est quelque chose d’unique » », savourait d’ailleurs le Savoyard avant de mettre le cap sur Oberhof, où se tiendront la poursuite messieurs (à midi) et le relais dames (à 14h25) ce samedi.
Six quotas pour quatre places de titulaires
La France disposant de douze quotas, il reste donc trois places à attribution d’ici le 19 janvier, soit le lendemain de l’étape de Ruhpolding (du 14 au 18 janvier), date butoir de sélection des athlètes français.
Chez les filles, cette dernière place dans le minibus semble promise à Jeanne Richard20e du classement général de la Coupe du monde et encore 12e du sprint disputé jeudi en Allemagne. Surtout que Paula Botet n’a pas su saisir sa chance au Grand-Bornand (48e du sprint, 32e de la poursuite).
Sophie Chauveau, qui reste sur trois podiums en IBU Cup (dont deux victoires) et a déjà prouvé sa capacité à briller lors des grands événements (titrée en relais lors des Mondiaux 2024 et 4e du sprint) pourrait peut-être entrer dans la discussion. Mais la Bornandine n’a pas encore goûté au circuit principal cet hiver.
Un remplaçant de luxe pour le relais
Concernant les garçons, la situation est plus indécise. « Ma priorité est d’avoir un cinquième élément performant pour suppléer à une défaillance éventuelle pour le relais », explique Simon Fourcade, qui n’exclut pas de se rendre en Italie à cinq plutôt qu’à six. Logiquement, cet endroit devrait donc se jouer entre Oscar Lombardot13e de la mass start du Grand-Bornand en décembre notamment, et Émilien Claudequi avait disputé le relais des Mondiaux 2025, performant cet hiver en IBU Cup mais pas en Coupe du monde et qui pourrait à nouveau avoir sa chance à Ruhpolding.
Une fois les 12 billets attribués, restera encore à décider quels seront les quatre biathlètes alignés au départ du sprint (qualificatif pour la poursuite) et de l’individuel des JO (la mass start dépend des résultats sur la quinzaine).
Pour le collectif masculin, ça ne fait peu de doute. La concurrence est plus grossière chez leurs coéquipières, et tout pourrait se jouer lors des deux semaines en Allemagne puis à Nove Mesto (République tchèque), la dernière étape avant le rendez-vous olympique.

