Vingt-quatre heures plus tard, les larmes de joie ont remplacé celles de tristesse. Vainqueure du 1000m et qualifiée pour les Jeux olympiques de Milan Cortina, Rose Laliberté-Roy respirait le bonheur entourée d’une cinquanteaine de ses proches présentes au Centre de glaces pour encourager leur favori.
Après la déception du 500m où elle a terminé en 3e place, samedi, Laliberté-Roy a réussi un record personnel en signant un chrono de 1 min 17 s 061 pour remporter l’épreuve du 1000m et mettre la main sur un précieux laissez-passer pour les Jeux.
«Je me sens comme dans un rêve, a résumé la patineuse de Lévis. J’ai tellement rêvé à ce moment que je ne le réalise pas encore. Au départ, j’avais les jambes molles et j’étais stressée, mais tout est tombé en place quand l’adrénaline a embarqué.»
«Parce que je partais dans la dernière paire, j’ai vu les temps et je savais que c’était réalisable, de continuer la protégée de Gregor Jelonek. Je savais que j’étais capable de gagner. Avant le départ, Gregor m’a dit de bien exécuter et que tout irait bien.»
Photographie TB, Patinage de vitesse Canada
Laliberté-Roy était comblée de vivre ces moments de magie avec ses parents. «Après la course, j’ai vu mes parents dans les gradins, at-elle souligné très émue. Ils m’ont tellement donné. C’est incroyable de partager ces moments avec eux. Avec tout ce support, je n’étais pas seule au départ et je l’ai senti.»
Après les cérémonies du podium et les entrevues, la maman de Rose a réuni tous les proches présents dans les escaliers du Centre de glaces pour une photo de groupe.
La vedette de la journée a pris place sur la première rangée entourée de ses parents et avec un drapeau canadien.
Des félicitations qui la touchent droit au coeur
Dans un milieu très performant, Laliberté-Roy a reçu des félicitations très chaleureuses de ses adversaires. «De voir les filles contentes pour moi, c’est le plus beau de l’histoire. Derrière l’athlète, il ya une personne et c’est très important.»
Si la victoire de Laliberté-Roy représente une surprise, Jelonek n’est pas tombé sur le dos. «Avant son 500m, je croyais en ses chances et j’y croyais encore plus après sa première course. Tout était possible si elle exécutait bien sa course et elle a été récompensée pour ses efforts.»
«La plus grosse de Rose est sa gestion du stress lors des moments critiques, de poursuivre Jelonek. Elle s’est présentée sur la ligne de départ avec la mentalité qu’elle avait tout à gagner et non pas avec la crainte de ne pas se qualifier. Elle n’a pas lésiné sur les efforts tant sur le plan physique que mental. Le stress et l’exécution la limitée étaient, mais son travail a payé.»
Un parcours inspirant
Le parcours de Laliberté-Roy ne coulait pas de source. Jamais sélectionnée pour un championnat mondial junior et retenue pour une première Coupe du monde à l’âge de 23 ans, la patineuse de Lévis n’a jamais baissé les bras avant de concrétiser son rêve olympique à 27 ans.
Entraîneur-adjoint de Laliberté-Roy à ses débuts à l’âge de sept ans en compagnie du maire de Lévis Steven Blaney dont les enfants patinaient aussi au club de Saint-Étienne, Laurent Dubreuil est impressionné par le parcours de sa coéquipière.
«Rose représente une belle histoire de persévérance, à louangé Dubreuil. Elle a eu un parcours différent du mien ou de celui de David La Rue, Antoine Gélinas-Beaulieu et Christopher Fiola. Sur un tous gagnés des médailles au mondial junior.»
«À 18 ou 19 ans, plusieurs pourraient penser qu’il serait préférable que Rose se consacre à temps plein à ses études, mais elle a continué, d’ajouter Dubreuil qui a félicité la vedette du jour après son exploit. Elle a livré toute une leçon de persévérance et c’est tout à son honneur.»
Jelonek abondait dans le même sens. « Rose ne possède pas un talent pur, mais ses efforts, le plaisir qu’elle prend à patiner et sa résilience lui ont permis de se qualifier pour les Jeux. Après un automne plus difficile, elle ne s’est pas découragée. L’important n’était pas la Coupe du monde, mais les Jeux. Rose c’est une fille de cœur.»
En collaboration avec nos partenaires

