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    Home » Commentaire Mathias Ouvrard réinterprète et modernise les techniques du vêtement traditionnel breton – 100 % création
    January 4, 2026

    Commentaire Mathias Ouvrard réinterprète et modernise les techniques du vêtement traditionnel breton – 100 % création

    news30By news30January 4, 2026 Mode 9 Mins Read
    Commentaire Mathias Ouvrard réinterprète et modernise les techniques du vêtement traditionnel breton – 100 % création
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    Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre d’un artiste textile et plasticien, Mathias Ouvrard. Inspiré par le domaine du textile et les techniques vestimentaires traditionnelles bretonnes, il les réinterprète, créant ainsi des œuvres contemporaines qui présagent en elles l’histoire de la Bretagne. Son parcours, ses techniques et son imagination racontent son lien avec le patrimoine et l’art. Derrière chaque fil, chaque motif, se cache la mémoire d’une tradition incarnée et modernisée.

    « La création, c’est un peu le quotidien, parce que même si je ne suis pas dans l’atelier, le petit panier dans lequel je mets des idées est toujours ouvert. Si je vois des choses qui m’intéressent ou m’interpellent, je vais pouvoir les mettre de côté et y repenser plus tard. »

    Mathias Ouvrard, artiste textile et plasticien.

    « La création, c’est un vrai plaisir et une vraie frustration parce que j’ai beaucoup plus d’idées que de choses terminées dans l’atelier. Je suis obligé de choisir. »

    Originaire de Quimper, Mathias Ouvrard un grand entre la Bretagne et les Antilles. Très tôt, il a été sensibilisé à l’importance du travail manuel et des traditions bretonnes qui occupent une place essentielle dans sa vie. Il fait des études de design, suivies d’un diplôme supérieur des Arts appliqués en Broderie. Passionné par cette technique, il la découvre en s’intéressant au costume traditionnel breton, notamment lors de ses activités de danse. « On ne brodait pas dans ma famille. Ma grand-mère tricotait, mais elle ne brodait pas. J’ai découvert la broderie via le costume ancien, le costume traditionnel qui est chargé de broderie. En tous cas, les pièces conservées. J’ai découvert la broderie sur le costume. Puis comme je dansais, je faisais partie d’un groupe de danses bretonnes. Assez rapidement, je me suis mis à la technique, notamment pour le costume de scène. Je me suis fait la main via le traditionnel. Assez vite, j’ai “customisé” mes affaires : le sac à dos, les vestes, les chaussures. Comme la passion a duré et comme cela me plaisait de plus en plus, j’ai poursuivi là-dedans », raconte-t-il.

    Robe de Mathias Ouvrard
    Robe de Mathias Ouvrard © Maria Afonso

    Après ses études, Mathias Ouvrard, en 2015, participe à un concours de costumes en lien avec le patrimoine textile breton. Il fait alors dialoguer le passé avec le présent, réinterprète des motifs anciens, créant ainsi des œuvres contemporaines qui présagent en elles l’histoire de la Bretagne. « La Confédération Kenleur, qui regroupe toutes les associations qui s’intéressent à la matière bretonne, lance un concours qui enjoint ses adhérents à se poser la question d’une version contemporaine de notre patrimoine vestimentaire. C’est exactement ce que j’attendais. Dans une main, j’avais le traditionnel, dans l’autre main, le contemporain et je n’attendais qu’une chose : l’opportunité de mêler les deux. J’ai adoré. J’ai fait une recherche un peu plus poussé sur une forme qui me plaisait, en vêtements anciens, couplée à une réflexion créative autour de toutes ces matières-là. J’ai gagné le premier prix de ce concours de costumes, après c’était parti. Une fois que j’avais mis le pied dedans, j’avais envie d’en faire d’autres. J’ai donc réalisé une collection sur ce même thème avec un ami couturier, Thomas Jan, puis une deuxième avec beaucoup de broderies, tout ce qu’on connaissait, tout ce qu’on savait déjà faire. On a pu l’exploiter sur un vêtement contemporain, donc c’était super intéressant », se remémore-t-il.

    Mathias Ouvrard veut préserver un savoir-faire précieux, en passe d’être oublié comme la technique du velours piqué. Une technique ancienne utilisée pour décorer les costumes bretons : « Dans le vêtement traditionnel, il y a la broderie bien évidemment, la plupart des ornements traditionnels sont des broderies. Mais il s’est également développé certaines techniques endémiques du territoire, qui sont des techniques textiles ou de manipulations textiles, notamment dans la région de Quimper, ce qu’on appelle le velours piqué. On l’entend aussi sous le terme de piqué plissé. C’est une technique qui me passionne parce qu’on arrive très bien à reconstruire son histoire et son apparition. De par la manière de décorer le vêtement à partir des années 1850, les tailleurs vont ganser certaines pièces de petits rubans de soie. Quand le velours arrive, de petits rubans de velours et ces petits rubans de velours vont s’agrandir au fourrure et à mesure des époques et des modes. Ils vont grandir, grandir, grandir. Comme ils sont posés sur des parties qui sont arrondies, il faut trouver une technique pour les poser proprement. Pour cela, ils vont avoir l’idée de froncer toute la surface du velours et de l’arrondir en épousant les formes du vêtement. Ce plissé de velours, ils vont entièrement le piquer sur la surface pour enlever tous les fils de fronces, et ça devient une matière à part entière, pleine de petites stries, un peu comme un velours tricoté, mais posé sur des arrondis. Cette technique, ils l’ont développé à partir des années 1850 jusqu’à la fin du port du costume, là où c’est devenu une technique qui recouvre entièrement tout le costume. C’est colossal puisqu’à chaque point de fil de fronces il faut un point qui vient fixer le velours à la base. Ce sont des milliers de points qui recouvrent entièrement le vêtement. Finalement, c’est une bande de velours qui est froncée et posée. Une bande de velours, ce n’est pas lourd, mais par contre cela se rigidifie. Piquer et fusionner toutes les matières entre elles, parce qu’elles sont vraiment cousues dans toute l’épaisseur et cousues ensemble, cela rigidifie le vêtement. Cette technique, que j’ai découvert pendant mes études à Paris sur des pièces anciennes, j’en suis vraiment tombé amoureux et je l’exploite dès que j’en ai l’occasion. »

    Blouson de Mathias Ouvrard
    Blouson de Mathias Ouvrard © Maria Afonso

    En mêlant techniques anciennes et inspirations modernes, Mathias Ouvrard, avec son processus créatif d’assemblage, crée des pièces qui incarnent la tradition au présent. « Quand je réfléchis à d’éventuelles nouvelles pièces, ça peut être une technique que j’ai envie de mettre en avant. Cela peut aussi être une couleur que j’aurais repérée dans une pièce ancienne et que j’aurais pour le coup envie de travailler. Ça peut être des formes que j’ai pu voir dans des défilés contemporains ou même dans du vêtement ancien, une forme de vêtement qui me plaît et que j’ai envie d’explorer. Parfois, c’est même plusieurs choses en même temps. C’est par association d’idées. C’est des associations d’idées qui viennent spontanément à mon cerveau et dans lesquelles je vais faire le tri dans ce que j’aurais envie de faire en premier. Je dessine très rarement, je dessine quand je vais avoir besoin de faire comprendre mon idée. Comme je travaille régulièrement tout seul, j’ai l’idée dans la tête et je la garde de côté jusqu’à ce que je puisse l’explorer. Mais le croquis, c’est assez rare », confie-t-il.

    Robe de Mathias Ouvrard
    Robe de Mathias Ouvrard © Maria Afonso

    L’acquisition et la maîtrise de la plupart des techniques bretonnes par Mathias Ouvrard le sont par la réalisation d’ouvrages textiles. « Les techniques qui m’intéressent, je m’y intéresse depuis très longtemps. Les techniques traditionnelles locales, je les connais, je sais les faire, probablement pas toutes, mais une bonne fête. Si la pièce contemporaine à laquelle je pense nécessite ces techniques-là, je n’ai pas besoin de me renseigner. Cependant, si une technique ou une esthétique en particulier me manque, là effectivement je vais pouvoir faire appel à des musées : le musée breton à Quimper ou le musée Bigouden de Pont-l’Abbé qui collectionnent des pièces remarquables. Je vais aller me renseigner, aller regarder comment c’est fait, décortiquer visuellement les pièces anciennes et puis répondre aux éventuelles questions que je peux avoir. Mais comme c’est un sujet qui me passionne depuis longtemps et comme j’ai pu aussi refaire des vêtements traditionnels, c’est une part importante de la manière dont j’ai acquis certains savoir-faire. Être obligé de le refaire à l’identique ou en tout cas au plus proche. Je suis obligé de me poser les questions qui sont nécessaires pour obtenir le même résultat. Ensuite, je peux utiliser ces techniques sur du contemporain », détaille-t-il.

    Collection Bigouden de Mathias Ouvrard
    Collection Bigouden de Mathias Ouvrard © Maria Afonso

    Engagé dans la valorisation des savoir-faire bretons, Mathias Ouvrard cherche à comprendre, préserver et moderniser ces techniques mais ses créations textiles sont très personnelles. « Je dirais même que ces créations-là, je les fais pour moi. Je les fais pour moi et pour un public qui s’intéresse aux vêtements anciens et qui voudrait voir des nouveautés avec. Dans un premier temps, je le fais surtout pour que ça me plaise. C’est pour ça que je développe d’autres pistes artistiques, pour pouvoir avoir des rentrées d’argent. Le vêtement, ça reste mon petit bonus, c’est mon plaisir et une volonté de faire ressortir un petit peu tout ce qu’on a oublié. Nous avons tellement oublié de choses. Ce que je recherche en premier dans une pièce ? Je veux trouver ça beau. Ça ne s’explique pas. Le message, il n’y en a pas, si ce n’est que c’est une loupe qui est mise sur les savoirs faire qu’on a pu développer ici, ce que les anciens ont fait sur le territoire. L’intérêt premier pour moi dans une pièce, c’est que ce soit beau », explique-t-il.

    Mathias Ouvrard explore d’autres médiums pour exprimer sa créativité. Il travaille également le papier et la décoration murale : « À côté de ces productions, je vais utiliser les techniques que je développe sur d’autres médias, par exemple du tableau. Cela peut aussi être dans le cas du décor en papier. Un univers qui est complètement différent, qui s’inspire beaucoup plus de la nature, des insectes, du végétal, des petits animaux, où je vais pouvoir mettre en valeur différents univers. C’est pour de l’événementiel, donc une piste tout à fait différente. Le papier, c’est une part importante de mon travail, qui me plaît aussi, mais différemment, qui ne dit pas les mêmes choses. Le papier, le décor mural répond à un besoin de beauté, mais très différent du besoin de remettre en valeur les savoir-faire anciens. »

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