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L’année 2025 touche à sa fin avec une conclusion inattendue : malgré les craintes d’un ralentissement brutal, l’économie mondiale a affiché une résilience remarquable.
Selon L’économistequi publie son classement annuel des meilleures performances économiques parmi 36 pays avancés, la croissance mondiale atteindra environ 3 %soit le même rythme que l’an dernier. Un résultat d’autant plus notable que les économistes anticipaient au printemps une récession mondiale, dans un contexte marqué par la guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump.
Les marchés financiers ont également résisté, enregistrant des hausses « respectables », tandis que le chômage est resté bas « presque partout ». Seul nuage au tableau : un inflation persistanteencore supérieur au seuil de 2 % visé par les grandes banques centrales.
Derrière cette résilience globale, L’économiste pointe cependant de profonds écarts de performances entre les économies développées.
Le classement 2025 : le Sud de l’Europe brille à nouveau
Pour la cinquième année consécutive, L’économiste a évalué les pays selon cinq indicateurs :
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inflation sous-jacente,
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diffusion de l’inflation dans le panier de consommation,
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croissance économique,
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dynamique de l’emploi,
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performance des marchés boursiers.
Résultat : la Portugal décroche le titre d’«Économie de l’année 2025»succédant à l’Espagne. Le pays a réussi à combiner une croissance robuste, une inflation maîtrisée et un marché boursier en plein essor.
La performance portugaise repose en grande partie sur l’explosion du tourisme et sur l’afflux d’investisseurs et de résidents fortunés attirés par un régime fiscal avantageux. Au troisième trimestre, le PIB portugais a progressé plus rapidement que la moyenne européenne, tandis que l’inflation sous-jacente n’a dévié que de 0,1 point de l’objectif idéal de 2 %. La bourse, elle, à bondi de majoré de 20 %et l’emploi a poursuivi son.
La dynamique du Sud européen se confirme :
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la Grècesacrée « Économie de l’année » en 2022 et 2023,
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et l’Espagnelauréat 2024,
se retrouver elles aussi dans le haut du classement. Une revanche économique pour des pays qui avaient été durement frappés par la crise de la dette dans les années 2010.
L’exemple atypique de l’Irlande : des chiffres spectaculaires mais trompeurs
L’Irlande affiche l’un des taux de croissance les plus spectaculaires de l’année : +12 % au troisième trimestreselon les statistiques. Des chiffres « éblouissants mais trompeurs », rappelle L’économistecar ils renvoient surtout les résultats des multinationales enregistrés localement.
Les économistes irlandais privilégient un indicateur alternatif : le PIB intérieur modifiéplus représentatif de l’économie réelle. Sur cette base, l’Irlande décroche tout de même la deuxième place du classement 2025.
L’Europe du Nord en difficulté : Allemagne, Finlande, Estonie et Slovaquie à la traîne
Si le Sud reprend des couleurs, le Nord européen vit une année plus compliquée. L’Estonie, la Finlande et la Slovaquie terminent en bas du classement, plombées par la faiblesse de la demande, la crise industrielle et la pression inflationniste.
L’Allemagne, première économie européenne, fait « un peu mieux que ces dernières années » mais reste loin d’un rythme satisfaisant. Le Royaume-Uni, malgré un recul de l’inflation sous-jacente, voit celle-ci se maintenir autour de 4 %un niveau encore trop élevé pour la Banque d’Angleterre.
Dans certains pays, c’est même la faiblesse de l’inflation qui inquiète.
Fr Suèdel’inflation sous-jacente est devenue « quasiment inexistante », une situation qui soulage à court terme les ménages après quatre années de hausses de prix, mais fait craindre un risque de déflationsusceptible de freiner la consommation et de renchérir le poids réel des dettes. La Finlande et la Suisse connaissent un phénomène similaire.
Une inflation diffuse et persistante : Australie et États-Unis sous surveillance
L’analyse s’attarde également sur la diffusion de l’inflation. En Australie, plus de 85 % des biens du panier de consommation affiche une hausse annuelle supérieure à 2 %. Aux États-Unis aussi, l’inflation reste largement répandue, « peut-être en raison d’une politique budgétaire trop agressive », selon le magazine.
Croissance, emploi et marchés : les surprises de 2025
Sur le devant du marché de l’emploile Portugal caracole encore en tête, suivi par la République tchèque et la Colombie, où l’activité et les embauches ont nettement progressé.
À l’inverse, la Corée du Sud a perdu des emplois sur l’année, tandis que la Norvège a souffert du ralentissement mondial, pénalisée par sa forte dépendance aux matières premières et au transport maritime.
Côté boursesles attentes ont été partiellement déjouées. Les analystes imaginaient Wall Street comme le « grand gagnant » grâce à la puissance de ses géantes technologiques. Mais les gains américains en 2025 sont jugés « respectables sans être exceptionnels », davantage le résultat d’un élan acquis lors des années précédentes.
La France connaît une situation comparable, avec un cours quasi stable pour le géant du luxe LVMH.
Le pire score mondial revient au Danemarkoù l’action du laboratoire Novo Nordisk — star mondiale des traitements contre l’obésité — a chuté de 60 % après avoir perdu sa domination sur ce marché.
À l’opposé, la bourse portugaise a pris plus de 20 %confortant son statut de leader.
Une année 2025 meilleure que prévue… mais des défis majeurs se profilent
En conclusion, L’économiste décrit une année 2025 « positif surprenant » :
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la croissance mondiale à résisté,
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l’emploi est resté solide,
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l’inflation a reculé dans plusieurs pays,
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et le Sud de l’Europe a signé une performance remarquable.
Mais derrière cette solidité apparente, les disparités économiques persistent. L’année 2026 dira si le Sud de l’Europe peut conserver son dynamisme… ou si un nouveau rééquilibrage des puissances économiques mondiales est en marche.
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