Ces approches, présentées comme complémentaires, se fondent pour l’une sur des changements comportementaux (réduction de la consommation) et pour l’autre sur l’innovation technologique et des gains d’efficacité. Mais dans tous les cas, des “transformations radicales“, portées par un effort collectif des politiques, entreprises, ONG et de la société civile, sont jugées nécessaires. Le rapport souligne à cet égard l’importance de la contribution des populations locales et indigènes.
Le GEO-7 identifie d’autres avantages, et non des moindres, à investir dans la durabilité :
- Neuf millions de morts prématurées pourraient être évitées,
- 200 millions de personnes pourraient sortir de la malnutrition
- et 100 millions de l’extrême pauvreté, d’ici 2050.
Les investissements nécessaires pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et financer la conservation et la restauration de la biodiversité sont quant à eux évalués à 8000 milliards de dollars par an jusqu’à la moitié du siècle. “Le coût de l’action est moins élevé que le coût de l’inaction“, résume Robert Watson.
Le rapport GEO-7 suggère de s’éloigner du concept de produit intérieur brut (PIB) pour privilégier les indicateurs “qui mesure le capital humain et naturel“, ce qui permettrait d’inciter les économies à progresser vers la circularité, la décarbonation des systèmes énergétiques, l’agriculture durable et la restauration des écosystèmes, entre autres.
Les auteurs du rapport du Pnue préconisent également une meilleure coordination entre les trois principales conventions de l’Onu sur l’environnement et leurs organes, à savoir la convention cadre sur le changement climatique, la convention sur la diversité biologique et la convention sur la lutte contre la désertification.
Contrairement au rapport GEO-6, adopté en 2019, le rapport GEO-7 ne comporte pas de “résumé à l’intention des décideurs“, en raison d’un désaccord entre certains pays sur des questions relatives aux combustibles fossiles ou au plastique et de l’opposition, notamment, des États-Unis.

