(Agence Ecofin) – En Côte d’Ivoire, le secteur des ressources animales et halieutiques contribue à hauteur de 5 % au PIB agricole et joue un rôle stratégique dans la sécurité alimentaire. Pour le compte de l’exercice fiscal 2026, le gouvernement renforce son appui financier au secteur.
En Côte d’Ivoire, le budget 2026 du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), d’un montant de 26,7 milliards de francs CFA (46,9 millions $), a été approuvé le 21 novembre dernier par les membres de la Commission des Affaires Économiques et Financières. Cette enveloppe marque une hausse de près de 24 % par rapport à celle qui avait été approuvée lors de l’exercice fiscal précédent.
Outre les dépenses consacrées à l’Administration générale, les programmes dédiés au développement et à la gestion des ressources halieutiques concentrent la part principale des dépenses d’investissement avec 42 % du budget 2026, soit environ 19,5 millions $. Le reste de l’enveloppe est réparti entre les investissements dédiés aux programmes de production animale et ceux liés à la santé publique vétérinaire.
« Ce budget, en phase avec les missions du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, est divisé en quatre programmes et vise à renforcer les acquis existants tout en intensifiant les actions nécessaires pour atteindre les objectifs du Plan National de Développement (PND) 2026-2030 », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site du MIRAH.
Cette augmentation budgétaire s’inscrit en outre dans un contexte où le MIRAH peine encore à atteindre certains de ses objectifs notamment en ce qui concernent la pêche et l’aquaculture. Dans le cadre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) lancé sur la période 2022-2026, ledit ministère cible par exemple une production totale de pêche et d’aquaculture de 280 000 tonnes par an à partir de 2026.
Pour l’heure les données officielles font état d’une production locale qui ne s’élevait qu’à près de 92 700 tonnes en 2024, un niveau encore largement inférieur à la demande sur le marché intérieur. D’après la Direction générale des Douanes, la Côte d’Ivoire a importé près de 732 400 tonnes de poissons, d’une valeur de 518,5 milliards de francs CFA (910,8 millions $) en 2024 pour combler son déficit de production.
Stéphanas Associé
Édité par Wilfried ASSOGBA
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