Certaines espèces animales sont adaptées à des températures élevées. Voici leurs « trucs et astuces » pour rester au frais.
Dans la nature, il n’y a pas la clim. Face au soleil s’écrasant, alors que la chaleur affecte l’ensemble du vivantles animaux font avec les moyens du bord, qui sont en réalité le fruit de millions d’années d’évolution.
L’invention de la ventilation
Les termites ont inventé la ventilation. Leur nid, les termitières, est construit autour d’une cheminée centrale avec tout un système de conduits plus ou moins poreux. Au fil de la journée, les termites bouchent et débouchent certaines galeries, un peu comme nous, humains, quand nous fermons les fenêtres la journée pour ne les rouvrir que le soir.
Fermer sa porte, c’est ce que fait l’escargot. En période de sécheresse, il bouche l’entrée de sa coquille avec sa bave et peut survivre ainsi des semaines sans une goutte d’eau.
À coups d’ailes et d’oreilles
Face aux ruptures de stock de ventilateurs, faites comme les abeilles. En période de canicule, des centaines d’ouvrières se mettent à l’entrée de la ruche et battent des ailes pour la rafraîchir. L’éléphant, lui, agite ses oreilles, mais ce n’est pas un éventail ; il s’agit de rafraîchir ses nombreux vaisseaux sanguins, ce qui fait baisser la température de tout le corps.
Pipi rafraîchissant
Certains animaux pratiquent aussi l’urohydrose : autrement dit, ils se font pipi dessus. Cela n’a rien à voir avec une doré doucheau contraire : uriner sur ses pattes fait baisser la température. C’est ce que font des vautours d’Amérique, les cigognes ou encore les dromadaires. Chez le mâle, le pénis (qui mesure tout de même une cinqquantaine de centimètres) est dirigé vers l’arrière, de manière à pouvoir atteindre les pattes arrière.
Économies de sueur
Les camélidés ont d’autres trucs et astuces pour affronter la chaleur du désert : en agissant notamment sur leur transpiration. Nous, humains, suons beaucoup pour maintenir le corps à 37°C, alors que la température corporelle des chameaux peut varier de plusieurs degrés. Ce n’est qu’au-delà de 40°C qu’ils se mettent à transpirer, ce qui leur permet jusque-là d’économiser de l’eau. Mais la chaleur est telle, aujourd’hui, jusqu’à 50°C, que même les dromadaires en souffrance et la mortalité explose.
Calin naturel
On termine avec le koala, qui fait des câlins aux arbres. Il se serre contre le tronc. Rafraîchissant, et tellement mignon.
La question de la semaine
«Les oiseaux peuvent-ils boire de l’eau non potable?»
Oui, ils sont moins difficiles que nous et surtout leur système digestif est bien plus résistant, ce qui leur permet de boire à peu près n’importe où, dans une mare, dans le creux d’un arbre ou dans une flaque – pour les humains, on déconseille fortement. Mais les oiseaux ne sont pas pour autant complètement immunisés : les pesticides, les métaux lourds ou les hydrocarbures peuvent leur être mortels. Mortel aussi, le manque d’eau. Alors pensez aux oiseaux, avec une petite coupelle remplie d’eau du robinet à poser dans le jardin ou au bord de la fenêtre. Certains y prendront même leur bain et ça leur fera le plus grand bien, jusqu’au retour de la pluie.

