Avec mon plus beau sourire
PHOTO FOURNIE PAR LYNE PAQUIN
Lyne Paquin
J’ai eu la chance d’être sélectionné pour être porte-enseigne de la cérémonie d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques en 1976. J’étudiais à l’école secondaire Marguerite-De Lajemmerais, située juste à côté du village olympique. Nous avons répété la cérémonie complète tous les week-ends de juin au parc Kent. Malheureusement, plusieurs jeunes filles n’ont pu participer à la cérémonie officielle en raison du retrait des pays africains. Pour ma part, j’ai pu faire mon entrée dans le Stade olympique avec mon plus beau sourire quand l’annonceur a nommé mon pays, le Swaziland, aujourd’hui l’Eswatini. Une toute petite délégation : un marathonien, le porteur de drapeau en habit traditionnel, deux boxeurs et deux juges pour la boxe. C’était bien avant les téléphones cellulaires. Les seuls souvenirs en photos sont ces deux clichés pris par un membre de la délégation américaine qu’il m’a fait parvenir par la poste à son retour à la maison. L’année 1976, celle de toutes les possibilités à Montréal et le début de mon ouverture au monde.
Lyne Paquin
De magnifiques souvenirs !
J’étais porteuse de médailles aux JO lors des cérémonies protocolaires de remise des médailles. Nous étions trois porteuses : une portait la médaille d’or, une autre l’argent et une autre la médaille de bronze. C’est moi qui ai porté la médaille d’or à Nadia Comaneci au Forum, où ont eu lieu les compétitions de gymnastique. Plein de photos de cet évènement partout : La Presse, Paris-Matchlivres souvenirs, où on me voit présenter la médaille à celui qui l’accrochait au cou de l’athlète. Ensuite, j’ai porté une médaille à Bromont pour les compétitions d’équitation. En attendant le début de la cérémonie, le prince Philip, mari de la reine d’Angleterre, m’a précisé la parole pour me dire : « Tu as un si beau sourire ». De magnifiques souvenirs !
Lucie Perroquet
Le stade en pleine euphorie
PHOTO FOURNIE PAR FRANCINE PELLETIER
Des billets des Jeux olympiques de 1976
Bonjour, je vous envoie trois billets des compétitions des Jeux olympiques de 1976. Mon plus beau souvenir : Greg Joy qui remporte la médaille d’argent au saut en hauteur au Stade olympique. Le stade en pleine euphorie. Nous étions fiers de Montréal.
Francine Pelletier
Jamais je n’aurais imaginé croiser Mick Jagger
Aux JO de 1976, j’avais 21 ans et j’étais superviseure des placiers à l’Université de Montréal, où se déroulaient les épreuves d’escrime. Lors d’une journée où un escrimeur britannique participait à un combat, j’ai été appelé à régler un conflit qui se déroulait dans les gradins. On me dit qu’il ya un spectateur qui ne veut pas s’asseoir à la place qui lui était assignée. Je me dirige vers la section en question et j’aperçois une très belle femme avec un grand chapeau et un homme de petite taille habillé d’un jean et d’un t-shirt et soudain, je réalise que c’est Mick Jagger et son épouse de l’époque, Bianca. Il m’explique poliment qu’il avait reçu des billets pour venir voir un ami escrimeur, mais qu’il voulait être assis plus bas. Il n’y a malheureusement pas d’autres places disponibles, donc je dois lui expliquer que ça ne sera pas possible. Un journaliste britannique qui était dans la section spéciale des gens des médias et qui couvrait l’événement est venu me voir pour me dire qu’il serait très heureux de céder sa place à son compatriote, à condition qu’il soit assis à côté de la belle Bianca, et l’affaire s’est conclue ainsi au grand plaisir des deux hommes. Jamais je n’aurais imaginé croiser Mick Jagger et encore moins lui parler. Ce fut pour moi le moment mémorable de mon expérience aux Jeux olympiques de Montréal.
Joanne Cadieux
Des médailles très fragiles
PHOTO FOURNIE PAR DENIS GAUTHIER
Denis Gauthier
J’avais 19 ans et je travaillais principalement en natation pour l’installation des drapeaux lors des remises de médailles à la suite des compétitions. J’avais eu le privilège de détenir une médaille d’or avec des gants. Ces médailles étaient très fragiles puisque l’anneau unissant la médaille au ruban se rompait fréquemment et la médaille tombait alors par terre lors de la remise à l’athlète.
Denis Gauthier
« Bouge, Jenner… »
Bien sûr, il y a Nadia, tellement belle du haut de mes 10 ans. Et Nelly Kim. Le saut réussi de Greg Joy pour gagner l’argent était magique. Et la conjointe de Bruce Jenner qui, chronomètre en main, réalise que son chéri est trop lent selon ses standards à l’épreuve du 1500 m et se met à lui crier des gradins : « Move, Jenner… » sans arrêt, avant qu’il remporte la course et la compétition. Et Juantorena impériale. Et Alexeïev, imperturbable. Hasely Crawford au 100 m, sorti de nulle part. Sugar Ray lui-même, accessible au village, qui prend une bouchée de la pomme de ma sœur après lui avoir signé un autographe. Et tellement d’autres beaux souvenirs !
Mathieu Lachance

