Doropo, 07 juin 2026 (AIP) – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a organisé du jeudi 04 juin au vendredi 05 juin 2026, à Doropo, un atelier de coordination et d’appui à la digitalisation des plateformes régionales d’alerte précoce et de réponse.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique » mis en œuvre par le PNUD avec le financement des gouvernements du Danemark et de la Norvège dans les régions du Tchologo et du Bounkani. Il a enregistré la participation du secrétaire général de préfecture de Bouna, Loukou Eric Kouamé, des représentants du Médiateur de la République, de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), des Organisations de la société civile, de chefs de services ainsi que de moniteurs d’alertes.
L’objectif de cet atelier était de faire le bilan des différentes plateformes et mécanismes d’alerte précoce et de réponse et redynamiser la plateforme régionale à travers une digitalisation adaptée aux réalités locales, a indiqué le représentant du PNUD, Dr Allassane Camara. Il a souligné un manque de coordination entre les acteurs des mécanismes d’alerte précoce et de réponse mis en place.

« Il s’agit de fédérer l’ensemble des plateformes pour créer une synergie et une bonne coordination de sorte que la remontée des informations soit systématique et accessible à tous pour une meilleure intervention. Nous avons donc orienté la réflexion sur la mise en place d’une plateforme numérique performante », a expliqué M. Camara.
Le directeur de la communication de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), Bilé Eugène, a invité l’ensemble des participants à s’impliquer davantage dans la prévention des conflits pour la réussite du mécanisme. Il les a encouragés à formuler des propositions afin de bâtir une plateforme numérique solide.
Lors de l’atelier, un bilan des alertes précoces reçues en 2025 par l’OSCS et le CNDH a été dressé. Ce bilan a permis d’identifier les forces, les faiblesses et les défis majeurs ainsi que les besoins et attentes des acteurs en matière de solutions numériques. Cet atelier a également permis la mise en place des premières orientations pour l’opérationnalisation d’une plateforme numérique d’alerte et de réponse.
Au nom du préfet du département de Doropo, le secrétaire général de préfecture Yao Konan Jean Baptiste, a salué l’initiative du PNUD et ses partenaires financiers pour leur engagement constant en faveur de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable en Côte d’Ivoire. Il a évoqué la nécessité de préserver la cohésion sociale dans cette région frontalière du nord en proie aux menaces terroristes.
(AIP)
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