Publié le 15 janvier 2016 à 12h55
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Cette fois, l’affaire prend une tournure judiciaire. Régulièrement mis en cause dans les médias depuis la divulgation d’écoutes téléphoniques supposées l’impliquant dans la tentative de coup d’État au Burkina Faso, à la mi-septembre, Guillaume Soro est désormais visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè. « Ce mandat d’arrêt signifie qu’il est recherché par la justice burkinabè pour être entendu sur un certain nombre de faits qui lui sont reprochés », confie notamment un Jeune Afrique une source sécuritaire proche de l’enquête.
Le 23 décembre, Sita Sangaré, le directeur de la justice militaire en charge de l’enquête sur le putsch manqué du général Gilbert Diendéré et de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), avait révélé que des « écoutes téléphoniques » avaient été versées au dossier, sans cependant préciser leur contenu ni les interlocuteurs impliqués.
L’ « affaire des écoutes »
Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est fragilisé depuis le mois d’octobre et le début de l’ »affaire des écoutes ». Selon plusieurs écoutes téléphoniques supposées, il aurait essayé, en collaboration avec Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, de soutenir les putschistes de l’ex-RSP lors de leur tentative de coup d’État à Ouagadougou.
Mi-décembre, la justice burkinabè avait émis un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoréactuellement réfugié en Côte d’Ivoire, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-président Thomas Sankara. Cette requête est pour l’instant conservé lettre morte à Abidjan. Tout laisse penser qu’il devrait en être de même pour Guillaume Soro, responsable politique ivoirien du premier plan faisant figure de potentiel successeur à Alassane Ouattara.

