La skieuse de fond Liliane Gagnon vise un podium lors d’une épreuve de Coupe du monde. Rien de moins, comme ressemble l’autre.
La patineuse de vitesse courte piste Florence Brunelle veut être meilleure à la fin de la prochaine saison qu’elle l’était lors de la conclusion de la dernière. Rien de trop beau pour la classe ouvrière, pour citer un vieil adage. Rappelons qu’elle a remporté deux médailles lors des récents Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Réunies en sol trifluvien, il y a quelques jours, pour recevoir chacune une bourse du Fonds de l’athlète de la Mauricie, les deux jeunes femmes n’ont pas hésité à faire partie de leurs objectifs.
«Après les Jeux olympiques et la fin de saison que j’ai eue en Coupe du monde, je suis gonflé à bloc.»
— Liliane Gagnon, fondeuse
Son impressionnante 11e place lors du 20 kilomètres style libre de la dernière tranche de la Coupe du monde, en mars dernier à Lake Placid, confirme que l’athlète de 23 ans est sur une pente ascendante.
«Je suis plus à l’aise en style libre qu’en classique. J’étais dans une bonne forme, alors ç’a été payant lors de ce cours», rappelle la dynamique jeune femme.

Comme c’est la norme pour les skieurs de fond, l’athlète originaire de Shawinigan a consacré le mois d’avril à la récupération. Elle vient tout juste de reprendre l’entraînement. Loin de la neige, évidemment. Au cours des prochaines semaines, elle enchaînera les séances de course à pied, de ski à roulettes, de vélo et de musculation afin de rebâtir les fondamentaux de sa forme.
Idem pour Florence Brunelle, qui a également passé les dernières semaines loin des surfaces glacées afin de se ressourcer.
«J’ai voyagé beaucoup pour voir des amis, notamment en Europe. Je n’ai pas fait un tour du monde, mais presque. Ça m’a permis de connecter avec les gens, une chose très importante pour moi», résume la Trifluvienne.
Suivant ses instincts, elle a tout de même passablement bougé pendant cette pause réparatrice. Et elle a planché sur des projets n’impliquant pas qu’elle doive chausser ses patins. Une série télé qui sera diffusée sur la NousTV est notamment dans les cartons.
Côté patin, le jeune vingtenaire s’attend à un bel été d’entraînement.
«J’ai envie, au cours de la prochaine saison, de grandir et d’évoluer. Et ça commence cet été.»
— Florence Brunelle, patineuse de vitesse courte piste
Ici pour l’une, ailleurs pour l’autre
Côté installations, les patineurs de vitesse courte piste québécois et canadiens n’ont rien à envier à leurs rivaux des autres nations. La double médaillée olympique restera donc à la maison pour s’entraîner au cours des prochains mois.
Pour des raisons évidentes, Liliane Gagnon n’a pas cette chance.
Des camps d’entraînement dans l’Ouest canadien ainsi qu’en Utah sont au programme pour la fondeuse membre du Centre national d’entraînement Pierre Harvey.
Ces séjours à l’extérieur ne sont pas entièrement attribuables à l’absence de neige en été au Québec. C’est plutôt l’altitude et ses effets que les skieurs de fond, comme tous les athlètes d’endurance, recherchent.
«Avant, on allait faire un camp sur un glacier en France pour s’entraîner sur la neige l’été. Mais c’est fini, pour des questions de financement. Mais les camps en altitude, même s’ils ne sont pas sur la neige, sont très bénéfiques», explique-t-elle.
Après les olympiades italiennes la saison dernière, les deux athlètes ciblent les championnats du monde dans leur discipline respective comme événement A de leur calendrier. Pour Liliane, ça se passera à Falun en Suède, au mois de février. Florence mettra plutôt le cap sur la Corée en mars.
«Je suis déjà qualifié. Je suis confiant, car je suis autant capable de faire les épreuves de sprint que de longue distance. Le relais féminin s’améliore également. Il y a eu un creux de vague après la retraite d’Alex Harvey. Mais maintenant, les fondeurs canadiens, on frappe à la porte», dit-elle.
La patineuse trifluvienne espère également avoir atteint le sommet de sa forme lorsqu’elle débarquera en Asie.
«Nous aurons sept événements internationaux avant les championnats du monde. Ça sera une grosse, mais belle saison. Ça sera un “s’accumuler” tout au long de l’année. J’ai un pressentiment que ça va bien se passer”, confie-t-elle.

