L’émotion était vive ce vendredi 22 mai 2026 à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingervilleà l’occasion du lancement officiel d’un programme de prise en charge médicale et sociale en faveur des enfants atteint d’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC). Initiée par le Ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, cette action vise à accompagner 100 enfants au cours de l’année 2026.
Dans une ambiance empreinte d’espoir et de reconnaissance, de nombreuses mères, venues avec leurs enfantsont exprimé leur soulagement face à cette initiative gouvernementale longtemps attendue. Certaines, submergées par l’émotion, n’ont pu leurs retenir des larmes en apprenant que leurs enfants bénéficieront désormais d’un suivi adapté.
Le programme prévoit notamment des examens médicaux spécialisés, la mise à disposition de kits adaptés ainsi qu’un appui en médicaments pour améliorer les conditions de vie des bénéficiaires.
Parmi les témoignages marquants de cette cérémonie figure celui de Daba Henriette. Mère d’un adolescent de 15 ans atteint d’IMCelle a livré un récit poignant sur les difficultés quotidiennes auxquelles font face les familles concernées : coûts élevés des soins, fatigue physique et psychologique, regard stigmatisant de la société et isolement social.
« Pour la première fois, on ne nous oublie pas. Ce geste rend notre combat plus léger. Merci de penser à nous et à nos enfants », at-elle déclaré d’une voix chargée d’émotion.
Prenant la parole à son tour, la ministre Belmonde Dogo a saluer le courage et la résilience des mères d’enfants atteints d’IMCqu’elle a qualifiée de « héroïnes du quotidien ».
« Vous incarnez une force exceptionnelle. Vos nuits blanches, votre patience et votre amour inconditionnel font de vous des champions de la Nation », at-elle affirmé avant de rappeler que « l’Infirmité Motrice Cérébrale n’est ni une fatalité ni une malédiction ».
Le ministre a également tenu à rassurer les familles quant à l’engagement de l’État à leurs côtés pendant toute la durée de la prise en charge. Elle a, par ailleurs, lancé un appel à la société ivoirienne afin de combattre les préjugés et les croyances erronées autour de cette pathologie.
« Il est temps de faire taire les superstitions et les idées reçues sur l’IMC. Un enfant atteint de cette maladie est un enfant comme les autres. Ils sont remplis de vie, de joie et ne représentent un fardeau pour personne », a insisté le ministre.
Au-delà de l’assistance médicalecette initiative apparaît comme un véritable levier d’inclusion sociale pour les familles concernées. À travers ce programme, le Gouvernement ivoirien entend porter un regard plus solidaire sur ces enfants souvent marginalisés et sur leurs mères qui se battent chaque jour pour leur bien-être et leur épanouissement.
