Plusieurs dizaines de femmes, membres de l’Association des femmes enseignantes-chercheurs de Côte d’Ivoire (Afemc-CI), se sont retrouvées en assemblée générale le 16 mai 2026, à l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire (Uvci), dans la commune de Cocody. Objectif, faire le bilan des trois années de gestion de leur association et désigner celle qui allait succéder à la professeure Céline Nobah Kacou, présidente sortante.
Au regard du bilan jugé « inattaquable » du bureau sortant, les 22 sections de l’Afemc-CI, réparties dans toutes les universités et les instituts de recherche du pays, ont plébiscité la professeure Céline Nobah Kacou-Wodjè pour un nouveau mandat de trois ans.
De ce bilan, l’on retient que le dynamisme de la professeure Céline Nobah Kakou, enseignante à l’École normale supérieure (Ens), a permis de faire passer le nombre de sections de trois à 22, impliquant ainsi l’ensemble des femmes chercheuses et enseignantes-chercheuses dans les activités de l’Afemc-CI. En outre, la trésorerie affiche un excédent de 2,828 millions de Fcfa.
Sur le plan académique, plusieurs dizaines de membres de l’Afemc-CI, candidats aux graduations du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), ont été brillamment admis aux différents grades. À cela s’ajoute le coaching personnalisé des mastérantes, dont bon nombre frappent aujourd’hui à la porte du doctorat.
La participation de l’Afemc-CI aux grandes activités scientifiques majeures sur le continent a offert une plus grande visibilité aux femmes chercheuses ivoiriennes. Élue à 100 %, le spécialiste de l’aquaponie a réaffirmé sa volonté de promouvoir l’excellence, le mentorat et le leadership féminin. Elle a promis de renforcer les partenariats nationaux et internationaux, ainsi que de porter avec force et responsabilité la voix des femmes chercheuses, toutes disciplines confondues, dans les grandes réflexions sur le développement de la Côte d’Ivoire et du continent africain.
« Je prends donc l’engagement, avec la nouvelle équipe que nous allons mettre en place, de poursuivre le travail dans un esprit d’écoute, d’inclusion, de rigueur et de rassemblement », at-elle déclaré. Elle a également indiqué que le mandat qui s’ouvre devra être celui de la consolidation des acquis, à travers le renforcement de la présence féminine dans toutes les institutions de l’enseignement supérieur, les institutions gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que les institutions internationales.
Pour finir, elle a tenu à remercier chaleureusement ses devancières, notamment la Pr Joséphine Guidy Wandja, première agrégée africaine et docteure d’État en mathématiques, la Pr Tidou Sanogo, première présidente de l’Afemc-CI, ainsi que toutes les figures intellectuelles qui confèrent sa légitimité à l’Association des femmes enseignantes-cherchures de Côte d’Ivoire.
Les paroles fortes de la professeure Joséphine Guidy Wandja
À cette occasion, la première femme agrégée en mathématiques a rendu un hommage mérité à sa filleule pour l’envergure qu’elle a su donner à l’association. Elle a également formulé des orientations fortes.
« Il faut que les femmes soient au pouvoir pour que nous puissions avoir la paix dans ce pays », a-t-elle affirmé d’entrée. Selon elle, le champ scientifique ne doit pas être occupé uniquement par les hommes. C’est pourquoi elle a encouragé ses « filles » à s’impliquer sur les plans politique, culturel, social et autres, pourvu que cela contribue au développement économique de la Côte d’Ivoire.
« N’oubliez jamais que chaque défi est une opportunité d’apprendre et de grandir ensemble. Les défis sont toujours des opportunités et les barrières sont faites pour être levées. Vous devez vous mettre cela en tête », at-elle conseillé.
Elle a souhaité que cette nouvelle confiance accordée à Céline Kacou-Wodjè marque la montée en puissance de l’Afemc-CI sur le continent.
Firmin NDri Bonfils
Fraternité Matin

