
Pour ce premier roman, le dramaturge congolais Jocelyn Danga utilise le parler cru de Kinshasa pour nous raconter l’histoire de Muntu, un professeur de lycée désabusé qui va partir à Metz…
Il s’appelle Muntu. En langue bantoue, cela veut dire “homme” ou “humain”. Et le roman de Jocelyn Danga est fait de ses attentes, de ses désirs, de ses fantasmes, de ses colères et son amour pour Moro, la mère.
Il partage le quotidien de millions de congolais ou du moins de kinois, qui ont fait de la débrouille un art : “Se débrouiller ou mourir, ce devrait être le slogan de Kinshasa”. Il va donc partir, en France, avec un plan foireux mais légalement après s’être fait virer de son poste d’enseignant après avoir abusé d’alcool.
La première fête du roman se passe à Kinshasa. L’auteur raconte avec des mots assez durs, le quotidien de Kinshasa avec ses bruits, ses odeurs mais aussi avec sa géographie de la ville avec ses noms de rues, de boulevards et ses spécialités.
Il critique également le système scolaire miné par la corruption avec des élèves qui « ont un creux béant dans le crâne ». Jocelyn Danga explique “qu’on sacrifie la jeunesse, avec la corruption”.
Inviter:
Jocelyn Danga, est un poète et dramaturge congolais de Kinshasa. En 2024. Il a écrit une dizaine de pièces dont deux sont éditées Un oiseau à l’aube (éditions Passage(s) et Cette lettre que je t’écrirai peut-être jamais (éditions Nzoï).
En 2024, sa pièce «Ne t’étonne pas si ma lettre envoyée le sel» est lu dans le cadre du cycle “Ca va, ça va le monde !” au Festival d’Avignon. Une pièce qui abordait déjà le thème de l’immigration.
Né sur des pissenlitspublié aux éditions Elyzad est son premier roman. Il vit à Chambéry depuis plusieurs années.
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Programmation musicale : L’artiste Ray Lema avec le titre “Partage”.

