Abidjan franchit une étape historique dans le développement des sports de combat. La Professional African MMA (PRIAM) a été lancée officiellement, le 1euh mai 2026. Établie en étroite collaboration avec la Fédération ivoirienne des arts martiaux mixtes (FIAMM), cette nouvelle ligue sportive nourrit l’ambition forte de professionnaliser durablement le MMA africain, structurer la discipline selon les normes internationales et faire de la Côte d’Ivoire le point de ralliement du continent pour ce sport en pleine expansion. À travers la PRIAM, ses promoteurs veulent bâtir un cadre où les combattants ne se contentent plus d’espérer une carrière à l’étranger, mais peuvent grandir, performer et vivre de leur art depuis l’Afrique.
Promoteur de la ligue, athlète et formateur, Ouhon Jallah Henry, plus connu sous le nom de « Coach Henry » résume l’esprit du projet : « changer la donne du MMA en Côte d’Ivoire », « exposer les athlètes ivoiriens et africains », les valoriser et les conduire vers l’international. Selon lui, le choix de la Côte d’Ivoire n’a rien d’anodin car le pays offre « plus de visibilité et de possibilités pour le développement du MMA ». Il insiste surtout sur la rupture qui veut incarner la PRIAM face à des circuits encore peu structurés. « La différence de notre ligue avec l’existant, c’est le côté professionnel », a-t-il précisé. Pour 2026, cinq événements sont déjà annoncés, avec l’objectif de mettre en lumière les jeunes talents du continent.
Même tonalité du côté de la FIAMM. Son représentant, le Colonel Tapé Legrey, estime que « notre bébé est prêt » et affirme que la Côte d’Ivoire n’a « plus besoin d’aller aux USA, en France et partout dans le monde » pour exister. « La Côte d’Ivoire aujourd’hui est une terre de MMA », assure-t-il, en rappelant que cette ligue doit permettre de « bâtir des carrières » et de faire en sorte que « les athlètes vivent de leur travail, de leur art ». Directeur sportif de la fédération, David Coppola y voit, lui aussi, un levier continental : « C’est une ligue africaine qui va permettre aux athlètes africains de s’exprimer », avec en ligne de mire de meilleures infrastructures, un encadrement professionnel et une préparation de l’après-carrière.
Sur le fond, la PRIAM défend l’idée simple de faire émerger un MMA africain ambitieux, crédible et durable depuis Abidjan. « Les athlètes veulent partir à l’international mais, avec la ligue, on veut qu’ils rêvent africains avant de rêver international », résume Armando. En posant ses bases en Côte d’Ivoire, la PRIAM veut faire d’Abidjan un épicentre du MMA continental, un lieu où se rencontrer des athlètes, entraîneurs, promoteurs et partenaires, et une vitrine capable d’attirer, demain, le regard du monde du MMA vers l’Afrique.
OG

