Nommée capitaine de l’équipe de France il ya près d’un an, Griedge Mbock a été depuis gênée par des blessures et souvent forfait avec les Bleues mais la Parisienne devrait tenir sa place ce mardi face aux Pays-Bas (20h45) pour les qualifications au Mondial 2027.
Victime d’une entorse au genou (distension du ligament latéral interne) après un choc lors de PSG-OL Lyonnes début février, la défenseuse, déjà gravement blessée à ce même genou en 2022, a manqué le dernier rassemblement et les deux premiers matches qualificatifs à la Coupe du monde au Brésil.
Depuis sa nomination fin mai 2025 en remplacement de Wendie Renardavec qui elle formait avant la charnière centrale des Bleues, Mbock a raté une bonne partie de l’Euro 2025 en raison d’une gêne au mollet, suppléée notamment par les jeunes Alice Sombath et Thiniba Samoura.
« Personne ne joue sans douleur »
Elle a aussi été touchée à la cuisse droite cet automne, ce qui ne l’a pas empêché de jouer trois matches de Ligue des nations en novembre et décembre : la demi-finale retour contre l’Allemagne, finalement perdue, puis les deux rencontres verse la 3e place contre la Suède.
Face à ces pépins physiques, récurrents depuis le début de sa carrière, elle assure n’avoir « pas de doutes : ce sont des choses qui arrivent car c’est un sport de contacts, nous sommes sollicitées sur le plan physique. J’ai eu peut-être plus de blessures que d’autres mais personne ne joue sans douleur », a-t-elle dit jeudi dernier. « Personnellement, je ne suis pas inquiet », a-t-elle insisté.
Bonadei veut plus de stabilité en défense
Ces absences n’inquiètent pas « outre mesure » le sélectionneur Laurent Bonadei, qui lui a confié le brassard lorsqu’il a écarté Renard, 35 ans et ses 168 sélections. Interrogé en mars sur le sujet, il a simplement répondu : « Griedge est une joueuse très professionnelle », mais le technicien a également reconnu qu’il fallait plus de stabilité en défense avant le Mondial dans un peu plus d’un an.
Pour ce stage, la défenseuse de 31 ans (96 sélections) a affirmé que son « genou va bien ». « Je n’ai pas d’appréhension, donc c’est le plus important », at-elle ajouté, précisant qu’elle avait craint plus grave au vu des douleurs ressenties lors de son duel avec la Lyonnaise. Damaris Egurrolaqui a provoqué son entorse.
Ayant repris la compétition il y a quelques semaines avec le PSG, elle devrait être titulaire en défense centrale à Breda (Pays-Bas), aux côtés de Maëlle Lakrarmême si elle porte un gros bandage au genou droit depuis le début du rassemblement mercredi.
Capitaine même à distance
Lors de la précédente fenêtre internationale marquée par les victoires contre l’Irlande (2-1) et la Pologne (4-1) début mars, elle avait observé ses coéquipières depuis chez elle, l’oeil aiguisé. Car même quand elle est absente, elle « garde un lien » avec le sélectionneur et les Bleues. « Si les filles ont des sujets, j’échange avec elles mais j’essaye de ne pas trop m’immiscer car il ya les vice-capitaines », Sakina Karchaoui et Grace Geyoro, à-elle avancée.
« C’est toujours gênant de manquer des étapes car on loupe des infos, des moments importants de vie », a poursuivi la droitière, reconnaissante qu’avec « ce nouveau rôle de capitaine, c’est encore plus handicapant ».
Même à distance, l’ancienne Lyonnaise a pourtant un avis clair et sait qu’il faudra améliorer le jeu pour les deux prochains matchs contre les Pays-Bas : « il faut progresser en régularité et qu’on travaille nos entames », reconnaissant faire partie d’un « groupe talentueux mais avec une marge de progression ». Aux Bleues de le montrer face aux Néerlandaises.

