Un défi de taille pour valoriser l’alimentation biologique. Pauline Plaçais, 29 ans, s’est lancée à vélo ce samedi 11 avril depuis l’Ariège pour rouler à travers la France afin de rencontrer des agriculteurs de six fermes biologiques. Une aventure organisée et financée par un programme de la MAIF.
Traverser la France à vélo pour valoriser l’agriculture biologique. C’est le défi que s’est lancé Pauline Plaçais, 29 ans, originaire des Pays de la Loire et fille d’agriculteurs. Ce projet s’inscrit dans le programme “Sport Planète” de la MAIF, qui incite à pratiquer le sport tout en parlant de protection de l’environnement. Un projet intitulé “des graines pour demain” qu’elle a soumis à la MAIF qui finance le tout. L’objectif est de faites le tour de six fermes biologiques à travers la France pour promouvoir cette alimentation aux habitants. Pour mener à bien son projet, elle est également en partenariat avec Woof France, une association qui permet de mettre en relation les agriculteurs avec des volontaires. Elle a commencé son périple ce samedi 11 avril en partant de Foix en Ariège et terminera mi-juin en Sarthe. Entretien avec l’aventurière.
Une envie de sensibiliser sur les enjeux environnementaux à son échelle
Grand sourire aux lèvres, Pauline Plaçais s’est arrêtée à Toulouse avant d’enfourcher son vélo pour Foix. Avec beaucoup d’entraîne, elle expose son projet : “l’objectif est de passer à chaque fois une semaine dans une ferme et d’essayer d’amener des habitants avec moi. L’idée est de les aider à faire ce premier pas qui est de s’intéresser à l’agriculture.” Elle rappelle une statistique qui lui a provoqué ce déclic : l’agriculture mondiale représente 30% des émissions de gaz à effet de serre. “C’est parfois difficile de s’intéresser à l’agriculture, ça peut parfois paraître très arriéré, très loin de nous, mais c’est central.” Pour communiquer et sensibiliser, elle veut organiser des ateliers notamment via la fresque du climat et la fresque de la biodiversité qui permet de résumer les enjeux du GIEC, les groupes d’experts du climat. Pour elle, il faut dépoussiérer les idées préconçues sur l’agriculture biologique : “on dit que c’est pour les écolo, que c’est trop cher, alors que pas du tout. Ça permet de soutenir le local, c’est sain pour nous“.
“Je me suis rendu compte que je ne connaissais pas les enjeux”
Pauline Plaçais est originaire de “la région angevine” comme elle aime le dire. “Ma famille est issue du milieu agricole, mon papa avait des terres agricoles. Quand j’étais petite, j’allais ramasser le foin le dimanche, j’allais donner à boire et à manger à mon père pendant les moissons. Quand je me suis intéressée au monde de l’agriculture, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas de tout ce milieu et que je le regardais avec des yeux de spectatrice, que j’étais très loin de tous les enjeux.” Avant ce grand projet qui a commencé ce samedi 11 avril 2026, Pauline a validé une licence de sciences de l’éducation dans l’objectif de devenir institutrice. Elle a ensuite travaillé dans le domaine de la solidarité internationale notamment en œuvrant pour les droits des femmes et des enfants en Côte d’Ivoire : “j’ai quitté mon travail il ya un an pour me concentrer sur ce projet, j’étais assez révoltée et je voulais faire bouger les choses à ma petite échelle”.
Son prochain arrêt, c’est la ferme biologique “La Reine des prés” à Rimont en Ariègespécialisé dans les fleurs médicinales.
