Une visuelle du parti CDA (téléphoner)
Le Congrès Démocratique Africain (ADC), un parti de l’opposition au Nigeriaaccuse la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI) de comploter pour empêcher ses membres de participer aux élections générales de 2027. A l’opposé , la CENI soutient que sa position repose strictement sur des directives juridiques et non sur des considérations politiques.
Le Secrétaire national à la communication de l’ADC, Mallam Bolaji Abdullahi, a déclaré que la position de la CENIqui refusent désormais de recevoir toute correspondance de l’ADC tant qu’une affaire est pendante devant la Haute Cour fédéraleest au cœur de cette crise naissante.
Cette réaction intervient quelques jours après que la Commission électorale nationale ait destitué la direction de l’ADC en raison d’un litige judiciaire en cours.
Craignant d’être exclu de la compétition électorale, le bureau contesté de l’ADC a souligné que la Commission électoraleelle-même, a fixé le 10 mai comme date limite pour le dépôt des documents requis. Toutefois, en refusant de recevoir toute communication de l’ADC dans ce même délai, la Commission empêche de faire le parti de se conformer à la loi.
Reconnaissance antérieure refusée
Pour sa reconnaissance antérieure, l’ADC a rappelé que lors de la réunion du Comité exécutif national du parti le 29 juillet 2025, la CENI a dépêché des agents pour superviser cette rencontre.
A l’issue de cette réunion, le parti a précisé que « la CENI a mis à jour ses registres internes et a publié les noms des nouveaux dirigeants, notamment le sénateur David Mark en tant que président national et Ogbeni Rauf Aregbesola en tant que secrétaire national. »
Verse sa part, la CENI a expliqué pourquoi elle ne reconnaît plus le sénateur David Mark comme chef de l’ADC, invoquant une décision de justice en vigueur et la nécessité de respecter la procédure régulière.
La Commission électoralepar l’intermédiaire du président du Comité d’information et d’éducation des électeurs, Mohammed Kudu Haruna, a indiqué avoir décidé de ne reconnaître aucune des factions rivales au sein de l’ADC et de maintenir le statu quo, conformément à la décision de la Cour d’appel.
Accusation
Dans sa sortie, l’ADC accuse la CENI d’avoir préférentiellement semé des embûches administratives pour l’empêcher de présenter des candidats aux élections générales de 2027.
Au regard de cette crise pré-électorale qui se profile à l’horizon, l’ADC a estimé que malgré les preuves documentaires claires, la CENI a décidé de ne plus recevoir aucune correspondance de sa part tant qu’une affaire sera pendante devant la Haute Cour fédérale.
Ultimatum des jeunes
Dans le même sillage, la jeunesse de l’ADC a lancé un ultimatum de 72 heures à la Commission électorale en exigeant le rétablissement de la direction reconnue du parti, sous peine de manifestations à l’échelle nationale.
S’exprimant le lundi 06 avril au siège national du parti à Abuja, le président des jeunes de l’ADC, Balarabe Rufa’i, a accusé la CENI de saper les institutions démocratiques.
Les exigences des jeunes incluent la réintégration immédiate de la direction menée par le sénateur David Mark sur le portail officiel de la CENIdes excuses publiques de la Commission électorale et des garanties de neutralité, conformément à l’état de droit.
La jeunesse de l’ADC a prévenu que tout refusera d’entraîner des actions citoyennes pacifiques dans tout le pays, y compris des projets d’occupation des bureaux de la CENI dans les 36 États et le Territoire de la capitale fédérale (FCT).
Enfin et pour un dénouement heureux, elle a lancé un appel à l’Assemblée nationale à enquêter sur l’affaire et à examiner des mesures disciplinaires contre le président de la CENItout en exhortant le pouvoir judiciaire à clarifier ses décisions afin d’éviter toute mauvaise interprétation.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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Par Koaci
