Donald Trump menace de détruire l’Iran “en une seule nuit” si Téhéran ne signait pas un accord et ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz d’ici la nuit de mardi à mercredi. Il a évoqué des frappes sur des centrales électriques et d’autres infrastructures. Le régime iranien critique un « président américain dérangé » et réagit.
12h43 – “La période de retenue est terminée”, préviennent les Gardiens de la Révolution
“La période de retenue est terminée”, menacent les Gardiens de la Révolution. Ils annoncent vouloir viser les infrastructures des États-Unis et de leurs partenaires et menacent également de perturber l’approvisionnement régional en pétrole et en gaz pendant des années.
11h31 – L’Iran prêt à imposer un droit de passage de 2 millions d’euros par navire dans le détroit d’Ormuz
Selon le site d’information américain Axios, des médiateurs, pakistanais notamment, ont soumis l’idée d’un cessez-le-feu de 45 jours. L’agence de presse gouvernementale Irna a affirmé, sans préciser de source, que l’Iran avait rejeté l’offre, exigeant “la fin des conflits dans la région, un protocole pour le passage sécurisé à travers le détroit d’Ormuz”, ainsi que “la reconstruction et la levée des sanctions” contre l’Iran.
Le New York Times a précisé de son côté, citant deux responsables iraniens ayant requis l’anonymat, que la République islamique exigeait notamment la garantie de ne plus être attaquée et la fin des frappes israéliennes sur le Hezbollah dans le sud du Liban. En échange, l’Iran serait prêt à lever le blocus du détroit d’Ormuz, en imposant un droit de passage de 2 millions de dollars par navire qui serait partagé avec le sultanat d’Oman, situé de l’autre côté de la voie maritime.
10:18 – Un “crime de guerre” déclaré par le Premier ministre du Kurdistan irakien
“Je suis profondément attristé par la nouvelle d’une attaque de drone sur la résidence d’une famille de Peshmergas à Erbil, qui a entraîné le martyre de lui et de sa femme (…) Je condamne ce crime odieux dans les termes les plus forts et je dénonce ses auteurs”, a déclaré sur X, Masrour Barzani, Premier ministre du Kurdistan irakien. “La prise pour cible de civils et de foyers civils est un crime de guerre. Nous ferons parvenir la voix des victimes à la communauté internationale afin d’aider à mettre fin à l’oppression et aux attaques injustifiées contre le peuple de la région du Kurdistan”, précise-t-il.
09h40 – Une “étape cruciale” dans les négociations selon l’ambassadeur d’Iran au Pakistan
L’ambassadeur iranien au Pakistan, pays médiateur entre l’Iran et les Etats-Unis, estime sur X que les échanges visant à faire cesser les hostilités approchent “d’une étape critique” : “Les efforts positifs et constructifs déployés par le Pakistan (…) pour mettre fin à la guerre approchent d’une étape critique et délicate”, écrit Reza Amiri Moghadam, sans donner plus de précisions. Le message intervient au lendemain du rejet par les Etats-Unis et l’Iran d’une proposition de cessez-le-feu sur 45 jours et à quelques heures de l’échéance de l’ultimatum de Donald Trump.
08:53 – Donald Trump “ne s’inquiète pas” de commettre un crime de guerre
Donald Trump, dont les menaces contre l’Iran concernent des attaques comparables à des crimes de guerre, et dit ne pas être inquiété par le risque de commettre de tels actes. “Cela ne m’inquiète pas”, a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse. Il estime que le « crime de guerre » serait de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire et de laisser le régime iranien prospérer évoquant les répressions de manifestations par les autorités iraniennes.
08:46 – La France “s’oppose à toute frappe sur les infrastructures civiles” en Iran
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé ce mardi sur Franceinfo que la France “s’oppose à toute frappe sur les infrastructures civiles” et donc ne prudencene pas les menaces de Donald Trump. Ces attaques “sont exclusives par les règles de la guerre, le droit international”, souligne le ministre qui ajoute que de telles frappes “ouvriraient sans doute une nouvelle phase d’escalade, de représailles” et “aggraveraient” encore la crise énergétique en cours.
Le Cibler des infrastructures civiles essentielles à la survie d’une population, comme des centrales électriques, est considéré comme un crime de guerre. Si cibler des sites ayant une double utilité pour l’armée iranienne pour être considéré comme un acte légitime, Donald Trump n’a pas parler de frappes ciblées, mais d’attaques généralisées.
08:39 – Un ministre iranien appelle les jeunes à anciens des chaînes humaines autour des centrales électriques
Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports appelle les jeunes et les personnalités artistiques ou sportives à se mobiliser et à ancienne une “chaîne humaine” autour des centrales électriques iraniennes pour manifester contre les attaques américaines après les menaces de Donald Trump. “J’invite tous les jeunes, les personnalités culturelles et artistiques, les athlètes et les champions à la campagne nationale « Chaîne humaine de la jeunesse iranienne pour un avenir radieux »”, a écrit Alireza Rahimi sur X. Il donne rendez-vous “mardi à 14h00, devant les centrales électriques du pays” pour un rassemblement. “Attaquer les infrastructures publiques est un crime de guerre”, souligne le vice-ministre iranien.
08h30 – L’armée israélienne appelle les Iraniens à en pas voyager en train
Ce mardi 7 avril, après les menaces et le renouvellement de l’ultimatum de Donald Trump, l’armée appelle spécifiquement les Iraniens à ne pas voyager en train dans tout le pays jusqu’à 21 heures (19h30, heure française). “Votre présence dans les trains et à proximité des voies ferrées avec votre vie en danger”, souligne Tsahal dans ce message relayé sur le réseau social X.
08:24 – “Notre riposte sera beaucoup plus vigoureuse” répond l’Iran
Après les menaces de Donald Trump, le régime iranien a réagi et a vivement exprimé les déclarations du président américain. Le corps des Gardiens de la révolution (CGRI) a jugé les menaces « sans fondement » et a promis de poursuivre le combat. Le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya des Gardiens de la révolution iranienne, a déclaré que « la rhétorique grossière, l’arrogance et les menaces sans fondement du président américain délirant, nées de l’impasse dans laquelle il se trouve et visant à justifier les défaites répétées de l’armée américaine » n’empêcheront pas l’Iran de combattre. Au contraire, l’homme a renchérit : “Si les attaques contre des cibles non civiles se répètent, notre riposte sera beaucoup plus vigoureuse et d’une ampleur bien plus grande”.
08:15 – L’ultimatum de Donald Trump à l’Iran prend fin cette nuit à 2 heures du matin
Donald Trump a renouvelé son ultimatum à l’Iran et ce dernier prend fin cette nuit à 2 heures du matin (heure de Paris). Le président américain a menacé d’attaquer les centrales électriques, les ponts et d’autres infrastructures si le régime iranien ne signait pas d’accord et ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz d’ici cette nuit. Pour renforcer son ultimatum, le locataire de la Maison Blanche a assuré que les forces américaines pourraient détruire l’Iran en quelques heures : “Le pays tout entier pourrait être mis hors d’état de nuire en une seule nuit, et cette nuit pourrait être (mardi) soir”.
La guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février après des frappes israélo-américaines, est toujours en cours. Les frapes d’Israël et des États-Unis se poursuivent, tandis que l’Iran riposte et a reçu le soutien du Hezbollah libanais.

