Entre le démantèlement de l’USAID, principal bailleur mondial, dont 83 % des programmes ont été supprimés par Donald Trump, et la baisse drastique des budgets dédiés en Europe, la solidarité internationale est en net recul. Les conséquences sont déjà concrètes pour les principaux bénéficiaires, notamment pour les femmes.
Ce sont des programmes arrêtés, des associations qui stoppent leur activité et des millions de femmes qui ne bénéficieront plus de leurs services. De manière générale, les droits des femmes sont peu financés. En 2025, à peine 1,5% des fonds humanitaires mondiaux étaient consacrés à la lutte contre les violences basées sur le genre. Pourtant, selon les Nations Unies, pour chaque dollar investi dans des programmes humanitaires incluant la dimension du genre, le retour sur investissement est de 8 dollars.
Cette baisse des financements s’inscrit également dans un contexte global de montée des mouvements anti-droits et anti-genre. Les restrictions du droit à l’avortement aux Etats-Unis en est un exemple critique mais le retour de bâton, le fameux retour de bâton est planétaire.
Pour la première fois, le texte final de la commission de la condition des femmes – le forum annuel mondial organisé dans le cadre des Nations Unies, consacré aux droits des femmes – n’a pas été adopté à l’unanimité et a été soumis au vote. Un symbole qui en dit long sur les tensions au sein de la communauté internationale
Des arcanes de l’ONU au terrain, comment s’organise la défense des droits des femmes ? Vers quels acteurs se tournent le compte tenu de la baisse d’implication financière des Etats ?
Avec :
•Julie Gonnetexperte genre à l’Agence française de développement
• Lucie Danielresponsable de plaidoyer et d’études pour l’ONG de défense des droits des femmes Equipop
• Corine Moussa Vaniéprésidente du conseil d’administration de l’association d’aide aux femmes victimes de violences, Akwaba Mousso basé à Abidjan en Côte d’Ivoire
En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmenons sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris-Cité
Dans ce 4ème épisode, nous donnons la parole à Isabelle, professeur de FLE (Français Langue Etrangère) sur la confusion des prénoms et des noms et à Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel
Programmation musicale :
► Baaï -Emmanuel Jal et Abdel Gadir Salim
► UN ESPRIT DE VOIE -Naïka
Abonnez-vous à “8 milliards de voisins”
♦ “8 milliards de voisins” est disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : Radio pure, Spotify, Podcasts Apple, Deezer.
Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu’il soit visible et donc encore plus écouter !
♦ Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux :Instagram, Facebook et Chaîne WhatsApp

