
Maladie infectieuse transmise à l’être humain par les piqûres de certains types de moustiques, le paludisme a causé la mort d’environ 610 000 personnes en 2024 (chiffres OMS). 95% de ces décès ont été enregistrés dans la région africaine. Les enfants de moins de cinq ans sont extrêmement vulnérables et représentent 75% de ces décès dans la région.
Malgré ces chiffres alarmants, la France vient d’annoncer une baisse de près de 60% de sa contribution au Fonds mondial qui lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme.
Fièvre, frissons, diarrhée, maux de tête, symptômes grippaux, lorsqu’on habite dans une région tropicale ou subtropicale, on sait qu’on ne doit pas prendre ces signaux à la légère.
Le paludisme, cette maladie infectieuse provoquée par un parasite transmis à l’être humain par la piqûre d’un moustique, est pourtant évitable et guérissable. Médicaments antipaludiques, moustiquaires imprégnés, produits anti-moustiques et vaccins pour les enfants ont permis depuis 2000 d’éviter quelque 14 millions de décès.
Une bataille loin d’être gagnée
En cause : les changements climatiques qui allongent la saison des pluies, la résistance croissante des moustiques aux insecticides, l’absence d’un vaccin efficace, bon marché et facile à utiliser et le manque d’argent – notamment américain – pour financer les programmes de lutte et de prévention dans les zones endémiques.
Baisse des financements
Le retrait de l’USAID en 2025 pourrait entraîner des millions de décès supplémentaires d’enfants d’ici 2045. La France, elle, vient d’annoncer une baisse de près de 60% de sa contribution au Fonds Mondial qui lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme.
Quelles seront les conséquences sur la lutte contre cette infection parasitaire ? Qu’est-ce que la pharmacorésistance et dans quelle mesure entraîne-t-elle l’élimination du paludisme ? Comment mieux protéger les populations et améliorer la prise en charge des patients en cas de crise ? Où en est la campagne de vaccination des enfants en Afrique subsaharienne ?
Avec :
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Pr Nicolas Vignierinfectiologue à l’hôpital Avicenne à Bobigny et maître de conférences à l’université-Sorbonne Paris-Nord
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean Marc Sènemédecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions Sous Presse
► Toutes les chroniques sont accessibles ici.
Programmation musicale :
► Ladipoé & Maglera Biche Garçon -Motho Waka
► Carmen Souza -Badju Mandadu.

