Après dix podiums dont une victoire en 18 courses de Coupe du monde de biathlon, les ambitions françaises – et celles de beaucoup d’autres – étaient légitimes. Mais tous avaient prévenu : gare aux Chinois, dont personne ne savait où ils en étaient. Et pour cause : comme à chaque fois, ils sortent de nulle part, ce que fustige Benjamin Daviet.
« Qu’ont-ils de plus ? On ne sait pas, vu qu’on ne les voit pas de l’hiver. À un moment donné, la FIS (qui gère le ski de fond) et l’IBU (pour le biathlon) devrait mettre en place une obligation, l’année des Jeux, de courir des Coupes du monde. Il y a des nations qui se planquent, débarquent, et à chaque fois, c’est le carnage. »
Les retombées de la dynamique Pékin 2022
Et pas qu’un peu : deux jours de compétition au Val di Fiemme, douze parcours, onze médailles pour la Chine dont six en or, avec des écarts abyssaux et d’excellents tirs. Ce bilan résulte d’une politique de détection au sein d’une population de 1,4 milliard d’habitants (ce qui aide) et des énormes moyens déployés pour préparer les champions potentiels, le tout à l’approche des Jeux de Pékin en 2022.
Car il y a dix ans, la Chine n’existait pas dans le domaine ; elle a commencé à émerger à Pyeongchang en 2018, a cartonné chez elle quatre ans plus tard puis a maintenu l’effort. Tant pis pour la concurrence.

