Les Jeux Olympiques d’hiver en Italie commencent dans moins de trois semaines et deux licences de l’US Orléans Sports de Glace ont de bonnes chances d’être sélectionnées en patinage de vitesse. Bérénice Comby et Etienne Bastier ont encore ce week-end et les championnats d’Europe pour briller.
Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina commencent le 6 février. Le Loiret aura-t-il des représentants dans la délégation française ? Peut-être ! Deux licenciés de l’US Orléans Sports de GlaceEtienne Bastier (21 ans) chez les garçons, Bérénice Comby (19 ans) chez les filles, pourraient être retenues. Ils participent à tous deux aux championnats d’Europe ce week-endla dernière occasion de briller, avant la liste définitive. Confidences de deux jeunes sportifs, qui s’entraînent à l’étranger.
Dans quel état d’esprit êtes-vous, avec ces championnats d’Europe et derrière, l’enjeu d’un ticket pour les Jeux Olympiques ?
Bérénice Comby – Je fais partie des quatre filles qui ont qualifié le relais féminin français pour les Jeux, pendant la saison de coupe du monde. On va dire que pour la liste pour les Jeux, pour moi, c’est plutôt bien embarquéça devrait le faire sauf blessure ou énorme contre-performance. Mais si je vais aux Jeux, j’aimerais énormément patiner le 500 mètres (en plus du relais) car c’est ma spécialité. Sur ces championnats d’Europe, je me concentre sur faire bien les choses et montrer que je suis capable de courir le 500 aux Jeux Olympiques, d’avoir une distance en individuel.
Étienne Bastier – En individuel pour les hommes, sur une réduction de deux quotas. On peut dire que j’ai contribué à ramener ces quotas, maintenant il faut que je puisse mettre mon nom dessus… ça va se jouer ce week-endles deux meilleurs Français partiront aux Jeux Olympiques. Quentin (Fercoq) à un niveau supérieur, plus d’expérience, pour l’instant je me situe numéro 2, on va dire, mais mon petit frère Simon prend aussi part à la compétition (ainsi que Tawan Thomas) !
Vous vous entraînerez désormais à l’étranger, pour une question d’infrastructure ?
Étienne Bastier – Oui j’ai intégré le pôle de l’équipe de France à Font-Romeu en 2019, mais notre patinoire est en rénovation pour la remise aux normes, donc depuis deux ans on s’entraîne à Bormio (Italie) avec l’équipe nationale italienne, qui fait partie des deux meilleures équipes européennes. Les charges de travail sont plus importantes mais il y a une vraie émulation, et la progression derrière. Exceptionnellement cette année, avec l’objectif olympique, je suis en césure pour les études.
Bérénice Comby – Après Orléans, je suis allée à Font-Romeu, quatre ans au pôle de l’équipe de France. Mais quand elle est partie s’entraîner à Bormio, on va dire que le projet fédéral ne me convenait pas, donc j’ai décidé de partir toute seule aux Pays-Basdans un pôle d’excellence (elle suit également des études en parallèle de sa pratique du haut niveau ndlr).
Le patinage de vitesse, ça a commencé quand pour vous ?
Bérénice Comby – A la base je voulais faire du patinage artistique ! J’ai tanné mes parents, mais ils ont trouvé que c’était très cher, que les horaires ne convenaient pas… mais en se baladant sur le site de la patinoire d’Orléans, ils ont trouvé le short-track qui offre des essais gratuits. Ils se sont dit “elle va tomber trois fois et ce sera réglé” mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça ! J’ai fait ma première séance, j’avais neuf ans, le coach a trouvé que j’étais douée et moi, ça m’a plu direct, donc j’ai continué.
Étienne Bastier – Cela doit faire quinze ans que je patine, j’ai bien commencé à Orléans et j’ai vraiment vu le club s’agrandir, évoluer. Voir un ou deux patineurs réussir, faire du joli niveau, ça m’a donné envie et puis des jeunes sont arrivés après moi, tous très motivés, sur une eu une émulation de groupe. Aujourd’hui, je suis aux championnats d’Europe mais je peux vous dire qu’il ya des jeunes qui progressent dans les différents pôles de short-track en France et qui commencent à avoir de gros résultats en junior.
