C’est une course mythique en ski-alpinisme : la 40e édition de la Pierra Menta commence ce mercredi à Arêches-Beaufort (Savoie). Quatre jours de courses, des skieurs venus du monde entier et une discipline en réalité bien éloignée des épreuves de ski-alpinisme montrées aux Jeux olympiques de Milan.
On vient du monde entier pour participer à la Pierra Menta. Ce cours est l’une des plus célèbres du monde en ski-alpinisme ! Pour sa 40e édition, qui démarre ce mercredi 11 mars, à Arêches-Beaufort, en Savoie : toujours quatre jours de cours au programmedont le championnat du monde longue distance par équipe, qui se dispute en binôme jusqu’à samedi. Cette année, plus de 200 cordées de deux skieurs participants et, comme à chaque édition, des milliers de spectateurs les encourageront tout au long du parcours.
2.500 et 3.200 mètres de dénivelé sur chaque étape
Si certains ont découvert le ski-alpinisme lors des derniers Jeux olympiques de Milan Cortinasachez que la course savoyarde est très différente. Elle se veut plus authentique, avec ses paysages grandioses et ses centaines de mètres de dénivelés explique le président de la Pierra Menta, Sébastien Blanc : “on est sur quatre jours de courses, sur un entre 2.500 et 3.200 mètres de dénivelé sur chaque étape. Donc c’est très long, c’est très éprouvant et on peut avoir des conditions moins bonnes à des moments donnés. Donc il faut avoir tous les vêtements dans son sac pour se couvrir”.
C’est dur, c’est physique, mais c’est ce qui fait tout le charme de l’épreuve explique encore le président. “Le charme, c’est aussi d’être par équipe de deux, en binôme, c’est d’être sur quatre jours et de vivre tous ensemble. Les coureurs vont tous être logés dans trois ou quatre centres de vacances différents et ils vont passer quatre jours ensemble. Ça, c’est prévu dans l’inscription. En fait, il y a la pension complète et vous allez pouvoir manger à côté de Rémi Bonnet”, le coureur suisse, ou de Kilian Jornet, le trailer et recordman espagnol. “Tous ceux qui skient, on peut discuter avec eux. C’est très ouvert et c’est très sympa”.
Un état d’esprit du ski-alpinisme
Il y a donc un “état d’esprit” dans le ski-alpinisme, bien éloigné de ce qu’on a vu à la télévision lors des derniers JO avec deux épreuves (le sprint et le relais mixte) organisés en version “bonzaï” et boostées sur trois minutes pour rendre les épreuves très cardio et très spectaculaires : ça marche mieux à la télé !
Pour autant, le président de la Pierra Menta Sébastien Blanc, se réjouit de l’entrée du ski-alpinisme aux JO : “c’est une belle visibilité, c’est quand même sympa. C’est une première, c’est une nouveauté. On est passé à la télé” se félicite-t-il. Mais concernant le format, il est moins convaincu : “il y a d’autres formats qui existent : l’individuel, la verticale et des courses comme la pyramide. Après, le choix qui a été fait, c’est facile à médiatiser aussi. On est dans un stade, on met 34 caméras en fixe et on peut faire notre mixage. Nous, c’est très différent ! Mais tout peut se faire” concède-t-il.
De nouvelles épreuves olympiques en 2030 ?
Pour la Pierra Menta, pas d’escalier à grimper pour les athlètes, mais de vraies arêtes rocheuses. “On aura des vrais arrêts, avec une corde. Ils vont mettre le baudrier, ils vont mettre les crampons. Voilà, c’est très différent, ça n’a rien à voir” avec les Jeux olympiques. Et rien n’empêche d’espérer que, lors des prochains Jeux olympiques d’hiver, dans les Alpes en 2030, les épreuves olympiques auront évoluéavec, “au moins un individu” j’espère Sébastien Blanc, “au moins un 2.000 mètres de dénivelé qui dure une heure et demi. Ce serait pas mal !”

