Le 26 mars 2015, la Seleçao s’était imposée en amical au Stade de France (3-1), dans un contexte bien différent de celui de la préparation du Mondial nord-américain. Onze ans plus tard, une éternité, les deux nations vont se retrouver ce jeudi soir (21h) à Foxborough (États-Unis).
Déjà à la tête de la sélection tricolore, Didier Deschamps était parvenu à insuffler une nouvelle dynamique aux Bleus, en route pour l’Euro 2016 à domicile.
« On les sentait un peu en mission »
Mais ses joueurs n’avaient pas pu rivaliser avec l’armada brésilienne, en quête de rédemption neuf mois après la claque infligée par l’Allemagne (7-1) en demi-finales de sa Coupe du monde 2014. Un affront vécu comme un traumatisme par tout un pays.
« On les sentait un peu en mission pour redorer leur blason », se souvient Josuha Guilavogui, resté sur le banc pour cette affiche de gala, à l’occasion de sa dernière apparition chez les A. « Je me rappelle avoir échangé mon maillot avec Filipe Luis, que j’avais connu à l’Atlético et avec Luis Gustavo, avec qui je jouais à Wolfsburg, donc ce match avait quand même eu une saveur particulière. »
Si Raphaël Varane avait ouvert le score sur un corner de Mathieu Valbuena (21e), Oscar (40e), Neymar (57e) du gauche et Luiz Gustavo (69e) de la tête avaient permis aux Auriverdes de renverser la vapeur, au grand barrage du public dionysien.
Le Brésil à l’avantage en amical, pas au Mondial
Un résultat logique, traduisant la supériorité technique des hommes de Dunga, qui signait ce soir-là un septième succès en sept matches pour son retour sur le banc brésilien. Encore appelés aujourd’hui par Carlo Ancelotti, l’ex-Bianconero Danilo (34 ans) était titulaire au poste de latéral droit et l’ancien milieu monégasque Fabinho (32 ans) n’était pas entré en jeu.
Les Bleus, eux, n’avaient plus connu la défaite depuis l’élimination en quarts du Mondial 2014 face aux Allemands (1-0). « On ne se voyait pas les plus beaux et les plus forts avant le match, et aujourd’hui on n’est pas les plus nuls non plus », dédramatisait « DD » à l’époque.
« Je suis convaincu qu’on doit aussi passer par ces moments-là par rapport à ce qui nous attend. » L’avenir lui a donné raison.
Si les Bleus peuvent se targuer d’être la bête noire du Brésil en Coupe du monde (victoires en 1986, 1998 et 2006, pour une seule défaite en 1958), ils restent néanmoins sur deux revers de rang face à la Seleçaodéjà victorieuse lors d’une tournée sur ses terres en 2013. La première titularisation et la deuxième des sept sélections de Josuha Guilavogui. « Pour moi, ça s’était plutôt bien passé », souffle l’ex-milieu formé à l’AS Saint-Étienne. « Mais on avait quand même perdu 3-0, donc ce n’était pas si bien que cela. »

